Mali : difficile dialogue entre Cheick Modibo Diarra et la classe politique

Le premier ministre malien Cheick Modibo Diarra veut associer les partis politiques à la gestion de la transition. Pour ce faire, le chef du gouvernement vient de boucler une série d’entretiens avec les diffrentes forces politiques du pays. Au menu des échanges, la création d’un cadre de concertation nationale.

A travers ce cadre de concertation nationale qu’il compte mettre en place, le premier ministre Cheick Modibo Diarra, veut mieux échanger avec les forces vives de la nation malienne sur les questions brulantes de l’heure qui sont entre autres la bonne marche de la transition, l’organisation d’élections libres et la restauration de l’intégrité du territoire nationale.

Mais l’idée même de la création d’un tel organe consultatif a du mal à passer au sein de la classe politique. Elle n’a pas manqué d’exprimer ses réserves au premier ministre Diarra la semaine dernière. Ainsi Hamadoun Amion Guindo le président de la Copam (Coordination des organisations patriotiques du Mali) un mouvement pro junte, réclame la tenue d’une nouvelle conférence nationale qui devrait selon lui permettre à tous les fils de ce pays de participer aux efforts de sortie de crise.

Le Front uni pour la défense de la République (FDR), un mouvement anti-junte, rejette l’idée de création de ce cadre de concertation nationale placé sous l’autorité du premier ministre. Pour ce mouvement anti putsch, un tel organe consultatif s’il devrait voir le jour doit être placé sous l’autorité du président de la transition. Le FDR réclame par ailleurs un remaniement ministériel avec la formation d’un gouvernement d’union nationale, au sein duquel tous les partis politiques et les organisations de la société civile seront représentés. L’autre doléance exprimée par Le FDR est l’arrivée au Mali de forces militaires africaines pour appuyer l’armée malienne dans la reconquête des trois régions du Nord.

Des régions occupées depuis près de trois mois par différents groupes armées. Il s’agit notamment du Mouvement national de libération de l’Azawad qui revendique l’Indépendance du nord- Mali ; du groupe islamiste Ansar dine et de son allié Aqmi. Ces deux mouvements réclament l’application de la charia, la loi islamique sur toute l’étendue du territoire malien.

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