Mali Burkina : après 15 mois de captivité, Edith et Luca retrouvés à proximité de Kidal


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Mali Burkina : après 15 mois de captivité, Edith et Luca retrouvés à proximité de Kidal

L’Italien Luca Tacchetto et son épouse canadienne Edith Blais, disparus depuis quinze mois au Burkina Faso, ont été accueillis ce samedi aux alentours de 12 heures à l’aéroport de Bamako à plus de mille kilomètres du lieu d’où ils ont été enlevés, a rapporté l’AFP.

C’est en excellente santé, du moins en apparence, que l’Italien et sa compagne Canadienne, tous deux trentenaires, ont été retrouvés ce midi à Bamako. Accueillis par une délégation malienne et onusienne, le couple a semblé quelque peu désemparé lorsque certains de leurs hôtes, contraint au respect des mesures sanitaires du moment liés au Coronavirus, leur ont présenté le coude au lieu de la poignée de main.

Disparus au Burkina Faso, retrouvés près de Kidal

Les deux individus, recherchés depuis un an et trois mois, ont été retrouvé vendredi 13 mars à proximité de Kidal, habillés tels des Touaregs. Un responsable de la Minusma a déclaré à l’AFP : « Les Casques bleus de l’ONU ont retrouvé vendredi après-midi dans les environs de Kidal un ressortissant italien et une ressortissante canadienne faits otages en 2018 sur le territoire burkinabè. » Les conditions de leur libération restent encore à élucider.

Emmenés au camp onusien de Kidal, ils ont subi un contrôle médical qui a révélé qu’ils sont, l’un et l’autre, en excellente santé. Après leur accueil à Bamako ce samedi, ils seront reçus au palais de la République avant d’être rapatriés dans leurs pays respectifs. Que s’est-il réellement passé pendant les quinze mois de captivité d’Edith et Luca ? Nous le saurons certainement dans les heures à venir.

Les circonstances de la disparition

C’est en décembre 2018, alors que le couple se trouvait à Ouagadougou en route vers la ville de Bobo-Dioulasso, que leurs proches ont perdu le contact avec eux. Ils allaient en direction du Togo pour participer à un programme humanitaire coordonné par le projet de permaculture Zion’Gaïa.

Si la zone du Sahel est en proie depuis quelques années à des attaques répétitives des Djihadistes, la disparition du couple n’a, toutefois, jamais été revendiquée par aucune des organisations qui opèrent dans la région. C’est d’ailleurs une des raisons qui justifient l’assurance du gouvernement burkinabè qui a laissé entendre courant avril 2019 par le biais de son porte-parole, que le couple avait certainement été enlevé et emmené hors du pays des hommes intègres.

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