Mali : 24 soldats tués dans un attentat au centre du pays

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Dimanche, lors d’une embuscade tendue près de Diabaly dans le centre du Mali, 24 soldats ont perdu la vie. L’attaque est mise sur le compte des jihadistes qui sèment le trouble dans le pays depuis de nombreux mois. Elle est la dernière en date dans le bras de fer qui oppose ces terroristes aux forces internationales.

Dimanche 14 juin dernier, 24 soldats maliens ont été tués suite à une attaque jihadiste dans le centre du pays. Cette région est connue depuis quelque temps pour être le centre névralgique de violents combats qui opposent les forces internationales aux terroristes. La cible de l’attaque était un convoi en direction du centre du Mali. Il s’agit d’une région à proximité de la Mauritanie qui est réputée pour la forte activité des groupes terroristes qui y règnent en maitres. Selon les déclarations faites par le porte-parole de l’armée, huit personnes auraient survécu et ont été retrouvées pas loin de la frontière avec la Mauritanie.

Huit longues années de tensions

Cette attaque survient à un moment sensible, où les acteurs internationaux ne parviennent pas à s’harmoniser autour des questions sécuritaires relatives au Mali. Les débats portant sur le maintien ou non de la mission de l’ONU (Minusma) sont toujours d’actualité, idem pour ceux relatifs à la continuité ou non de l’engagement des Etats-Unis au Sahel. Il faut souligner que le Mali est depuis 2012, victime d’une crise complexe ayant entrainé des milliers de pertes en vies humaines ainsi qu’un nombre impressionnant de déplacés. En 2015, la signature d’un accord impliquant les ex-rebelles séparatistes du nord avait fait souffler un vent d’espoir, mais depuis, le retour à la réalité a été aussi brutal que sanglant. Les attentats se sont multipliés à l’instar de celui perpétré le 21 mai à Gao et dans lequel le colonel Oumar Abba Soumaré, haut gradé du mécanisme opérationnel de coordination (MOC) avait perdu la vie.

D’immenses efforts mais peu d’avancées significatives

La semaine dernière, la mort d’Abdelmalek Droukdel, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, a fait croire que l’organisation serait quelque peu ébranlée. Les récents attentats tendent à prouver qu’il n’en a rien été et que la paix au Mali, a pour l’heure, tout d’une douce utopie.

Le gouvernement malien essaye tant bien que mal, de trouver une porte de sortie à cette crise sécuritaire avec l’appui de ses alliés. Pour l’heure, de nombreux efforts restent encore à faire pour atteindre cet objectif.