Malgré des signes encourageants, le virus Ebola continue de se propager

Alors que le virus Ebola continue de s’étendre en Afrique de l’Ouest, des signes encourageants ont été constatés dans deux pays touchés par l’épidémie : le Nigeria et la Guinée.

L’épidémie d’Ebola continue de se propager en Afrique de l’Ouest, a affirmé mardi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette fièvre hémorragique a fait jusqu’à présent 1 229 morts, selon le dernier bilan de l’organisation, dont : 466 au Liberia, 394 en Guinée, 365 en Sierra Leone et quatre au Nigeria.

Des signes encourageants ont été constatés dans deux pays touchés, le Nigeria et la Guinée, selon Fadela Chaïb, une porte-parole de l’OMS. « Ce qui est encourageant au Nigeria, c’est que seulement une chaîne de transmission a été identifiée jusqu’à présent », a-t-elle déclaré en référence à l’Américano-Libérien Patrick Sawyer, décédé fin juillet à Lagos où il était venu en voyage, et aux gens qu’il a contaminés. « C’est une bonne nouvelle », a-t-elle souligné, évoquant les « effets positifs » des mesures prises et de la « vigilance » observée par les autorités nigérianes. Bien que la flambée n’est pas encore contrôlée, l’OMS fait état de « quelques mesures (…) efficaces » en Guinée.

113 nouveaux cas, 84 décès

Cependant, 113 nouveaux cas et 84 décès ont été enregistrés en Afrique de l’Ouest entre les 14 et 16 août. La progression reste donc forte en dépit de la mobilisation internationale contre cette épidémie. Et c’est au Liberia où il y a le plus de décès durant cette période, avec 53 décès et 48 nouveaux cas. Les autorités de ce pays démuni sont d’autant plus inquiètes que 17 personnes touchées par le virus Ebola se sont échappées d’un centre d’isolement de la capitale, Monrovia, ce week-end. Le gouvernement réfléchit par conséquent à mettre en quarantaine le quartier concerné qui compte près de 75 000 habitants. « Ces voyous qui ont pillé le centre sont tous maintenant probablement porteurs du virus Ebola. La mise en quarantaine du quartier pourrait être une solution », a déclaré lundi à l’AFP le ministre libérien de l’Information Lewis Brown.

Face à cette crise sans précédent depuis l’apparition du virus en 1976, l’OMS a décrété, vendredi 8 août, l’«?urgence de santé publique de portée internationale?», le plus haut niveau d’alerte existant.