Mais enfaim M Mugabé !

Le Zimbabwe refuse que l’aide alimentaire soit distribuée par les organisations non-gouvernementales. Au risque de laisser pourrir les stocks de produits de première nécessité, fournis au pays, par l’aide internationale.

Si Mugabé et les membres de son gouvernement n’ont pas faim, on ne peut pas en dire autant du peuple. Témoins de la stupidité d’Etat, les prix hilares narguent l’homme de la rue. Et la pauvre ménagère qui achetait, en mai, sa bouteille d’huile à 60 dollars zimbabwéens doit désormais en débourser 122 pour un litre qui malheureusement ne fera toujours qu’un litre.

Par un orgueil déplacé, les élites du fond de leurs demeures climatisées étranglent leur propre peuple. Mais il faut croire que l’intérêt de la nation est là. Montrer un visage fort d’un pays qui sait se prendre en main. A nous simplement de leur rappeler que l’expression de la souveraineté ne se doit peut être pas se faire au strict détriment des citoyens et qu’ils ont aussi été élus pour veiller aux intérêts de la nation. Sauf à considérer qu’il n’est dans l’intérêt de personne de se nourrir.

Car enfin les ONG, comme leur nom l’indique, sont non gouvernementales. Ou du moins gouvernées par l’altruisme et le don de soi. Alors où se situe le problème ? Ce combat d’arrière garde contre un pseudo néo-impérialisme humanitaire apparaît bien misérable. De ce bras de fer contre lui même, le Zimbabwe, même s’il gagne, ne peut sortir en définitive que perdant.