Madagascar sous l’eau

Les pluies diluviennes qui se sont abattues de samedi à mercredi sur les hauts plateaux malgaches ont fait 16 morts et plus de 25 000 sinistrés. Les provinces d’Antananarivo et de Fianarantsoa sont les plus touchées. Les autorités malgaches sont à pied d’oeuvre pour organiser les secours et prient pour la clémence du temps.

16 morts, 25 555 sinistrés et 2 218 sans abris, les hauts plateaux malgaches, et en particulier les provinces d’Antananarivo et de Fianarantsoa, ont payé un lourd tribut à la colère du temps. Le bilan provisoire des inondations qui ont touché le pays entre samedi et mercredi dernier reste suspendu aux caprices de la météo. Sur le terrain, les secours s’organisent.

En pleine saison des pluies (début novembre, fin avril), Madagascar doit faire face à des précipitations exceptionnellement élevées.  » Il tombe normalement 270 millimètres d’eau en moyenne en janvier dans la région d’Antanarivo, nous en avons eu le double, soit 570 mm. Dans la région de Fianarantsoa, les précipitations sont passées de 228 mm à 315 mm « , explique-t-on au Conseil national de secours (CNS), organisme dépendant du ministère de l’Intérieur chargé de coordonner les interventions en cas de cataclysmes.

Assurer les premiers secours

Les eaux ont emporté quatre ponts (province de Mahajanga) et endommagé trois digues dont une sur une longueur de près de 450 mètres. S’il ne pleut plus depuis mercredi, la situation n’en reste pas moins préoccupante.  » Nous avons multiplié les centres d’accueil et fourni une aide de premiers secours aux sinistrés et aux sans-abris en leur apportant des tentes, des couvertures, des produits de premières nécessités et du riz « , rapporte-t-on au CNS pour expliquer les actions mises en oeuvre par les autorités.  » Nous allons également appeler à la solidarité internationale.  »

Aucun bilan financier des dégâts matériels n’a encore été établi. Sans doute parce que les menaces du ciel planent toujours. Les pics de précipitations de la saison des pluies étant traditionnellement concentrés sur le premier trimestre, les Malgaches croisent tous les doigts pour ne pas connaître un véritable scénario catastrophe.