Madagascar : Ravalomanana jubile après une rencontre avec la SADC

Le retour de Marc Ravalomanana est-il, cette fois-ci, à l’ordre du jour ? Une rencontre a eu lieu, lundi, entre une mission de la SADC et l’ex-Président exilé. Et à en croire ce dernier : l’heure est venue de rentrer au pays.

La rencontre entre une mission de la SADC et Marc Ravalomanana, lundi à Pretoria, se voulait pourtant discrète. Les émissaires de cet organe régional se sont entretenus avec les ex-chefs d’Etats et le président de la République de Madagascar. Si les différentes personnalités de la Grande île ont préféré garder le silence après cette rencontre, l’ancien président en exil en Afrique du Sud s’est au contraire empressé de commenter la réunion de lundi.

« Seul mon retour d’exil est la solution à cette crise », a-t-il annoncé. Et d’ajouter : « La SADC fera son possible pour que cela se fasse dans les plus brefs délais ». Pourtant, aucune information en ce sens n’a été communiquée par les membres de la mission de la SADC. D’ailleurs, la réunion n’est pas encore terminée, de nouvelles rencontres sont au programme afin de faciliter la réconciliation nationale à Madagascar, dont le retour au pays de Marc Ravalomanana. Mais d’après Newsmada, l’indiscrétion de ce dernier « pourrait remettre en cause le processus de sortie de crise ».

Un retour jugé précoce

Le retour du Président exilé, à maintes reprises annoncé, est toujours en suspens. En effet, dans plusieurs déclarations récentes, les autorités malgaches ont estimé qu’il était encore tôt pour envisager ce retour. Le Pasteur Edouard de la mouvance Zafy Albert a dénoncé les atermoiements du dirigeant actuel, Hery Rajaonarimampianina, et de son gouvernement. Il les accuse de clamer partout la réconciliation nationale tout en la bloquant. Ce militant du Comité de réconciliation nationale (CRN) a rappelé que la feuille de route prévoit notamment le retour des exilés politiques, dont celui de Ravalomanana, mais aussi la libération de tous les prisonniers politiques. Selon Tabera Randriamanantsoa, un autre leader du CRN., c’est pour cette raison « que les bailleurs et investisseurs hésitent à concrétiser les aides et financements annoncés », rapporte Madagascar-tribune.