Madagascar : les responsables du lynchage de Nosy Be plaident non coupable

Deux jours après l’ouverture du procès des responsables du lynchage de trois personnes dont un Français à Madagascar, les accusés ont plaidé non coupable. Le verdict pourrait être rendu dès ce jeudi soir.

A Madagascar, le procès des 37 personnes poursuivies pour le lynchage de trois individus en 2013 se poursuit à Antananarivo. En effet, ce mercredi, les accusés se sont présentés à la barre, tentant d’expliquer les circonstances de ce drame. Ils ont tous plaidé non coupable. Les plaidoiries de la défense s’achèvent ce jeudi, le verdict pourrait être rendu dès ce soir.

Les uns après les autres, les accusés poursuivis pour séquestration et assassinat se sont présentés à la barre en niant les faits qui leurs sont reprochés. Selon leur avocate, Jackie Razafimandroso, « le lynchage de ces trois personnes est une manifestation populaire qu’on arrive pas à identifier, qui parmi le peuple a accompli cet acte d’assassinat ?».

Certains prévenus à l’image de Tsikombala avait reconnu leurs responsabilités dans ce lynchage mais se sont rétractés ce mercredi lors de leur passage au tribunal prétextant que leurs aveux ont été obtenus sous la contrainte. Un volte-face qui ne surprend pas les avocats des familles des victimes. « C’est du classique. Des accusés qui se rétractent et qui présentent devant la Cour une autre version des faits, en espérant pouvoir se disculper », précise Maître André Randranto.

Le 3 octobre 2013, sur l’île touristique de Nosy Be, dans le nord de Madagascar, un Francais ainsi qu’un Franco-Italiens ont été roués de coup et brûlés vif par une foule après avoir été soupçonnés d’avoir tué un enfant et d’exercer des pratiques pédophiles. Quelques heures plus tard, l’oncle malgache du jeune garçon avait également été tabassé à mort pour le même motif.