Madagascar : des aérodromes secondaires gérés par le privé

Un aéroport de Madagascar

Après la réouverture de la ligne aérienne Antananarivo-Fianarantsoa-Mananjary, l’ADEMA, le gestionnaire des 44 aérodromes de Madagascar, a procédé à la signature de contrats de gestion de plusieurs aérodromes secondaires. En effet, la gestion de huit de ces aérodromes sera désormais confiée à des entreprises privées.

L’aérodrome de Vohémar sera confié à la société Floribis, celui d’Antalaha à la société Harold, celui d’Analalava et de Manakara au groupe Filatex, celui d’Antsirabe à SAEVA Sart-Consortium CCIV, celui de Mananara-Nord au groupe SpiceOil, celui de Maintirano au groupe NERA BTP et celui de Morombe à la société Aéro Sud-Ouest. Le contrat de gestion de ces aérodromes stipule que les entreprises qui s’en chargent désormais doivent assurer leur fonctionnement et le développement des plateformes. Le contrat a une durée de 5 ans renouvelable. La raison d’une telle décision est le déficit constaté dans les aérodromes secondaires de la Grande Île. En effet, rares sont les trafics dans ces zones.

Le ministre en charge du Tourisme affirme que la signature de ces contrats va donner un nouveau souffle à ces aérodromes secondaires et va assurer des vols réguliers dans les zones qu’ils desservent. Ces zones, souvent enclavées, ont en effet d’importants potentiels, tant économiques que touristiques, et peuvent jouer un rôle dans le développement du pays. Par ailleurs, remettre sur route ces aérodromes secondaires est un grand pas vers l’atteinte de l’objectif du ministère du Tourisme d’atteindre les 500 000 touristes pour Madagascar à l’horizon 2023.

Pour l’heure, l’Etat a décidé de confier 44 aéroports et aérodromes au secteur privé. L’appel à manifestation d’intérêt a déjà été lancé et une vingtaine d’entreprises y ont déjà répondu. Les propositions des sociétés présélectionnées par l’Etat sont attendues d’ici la fin du mois de mars pour que les travaux d’extension des aéroports concernés puissent commencer le plus tôt possible. Le but est de doter le pays de plusieurs aéroports internationaux d’ici trois ans.