Madagascar : de nouveaux projets pour l’Education

Le Président malgache, Andry Rajoelina

L’Education a été négligée à Madagascar depuis maintenant plusieurs années, si bien que le pays reste très loin derrière ses voisins. La situation est en passe de connaître des améliorations avec la nomination nouvelle d’un ministre en charge de l’Education qui est en train de dérouler sa stratégie.

Le Plan Sectoriel de l’Education ou PSE est en cours et parmi les projets qui y sont rattachés figurent la scolarisation des enfants malagasy, la formation des enseignants, la construction de diverses infrastructures, l’amélioration des conditions d’enseignement ainsi que le recrutement d’un nouveau personnel enseignant.

Ainsi la construction de 58 nouveaux établissements scolaires est prévue dans le PSE, dont 33 écoles primaires publiques, 8 collèges, 6 lycées et 11 centres d’apprentissage agricoles. Presque la moitié de ces travaux de construction ont déjà été réalisés. Le responsable auprès du ministère de l’Education nationale a précisé que les infrastructures en cours de construction respectent les normes.

La mise en place de ce projet de construction de nouveaux établissements scolaires a nécessité de nombreux partenariats, dont celui avec la Banque mondiale, l’Agence japonaise de coopération internationale ou JICA ainsi que la Bank of Africa. Les constructions doivent être achevées d’ici la fin de l’année 2020.

Pour ce qui est du contenu du programme scolaire, de nouvelles matières vont être incluses. Des experts en éducation au niveau national et international se penchent déjà sur la question. Parmi ces nouvelles matières, on peut citer, entre autres, l’éducation et le développement durable, l’éducation à la vie en harmonie, l’art ainsi que l’éducation financière.

Toutefois, la mise en place de ce nouveau programme est assez complexe puisqu’il faut réaliser des tests, former les enseignants, étudier la cohérence du programme avec différents paramètres et en ajuster la mise en place, si nécessaire. Ainsi, le nouveau programme ne sera complètement opérationnel que d’ici trois ans.

Enfin, le ministère de l’Education a fait savoir que l’enseignement privé ne sera pas en reste avec tous ces changements en cours. Les établissements privés continueront à recevoir des subventions de l’Etat. Ils devront également suivre les normes imposées pour atteindre une éducation de qualité.