Lutte sénégalaise, le Tigre contre l’Ouragan : le choc

L’accord est tombé lundi :  » l’Ouragan de Pikine  » affrontera enfin  » le Tigre de Fass « . Le combat longtemps réclamé par le public entre deux des plus grandes figures actuelles de la lutte sénégalaise est d’ores et déjà l’événement du nouveau millénaire.

La date est fixée. Le choc des titans de la lutte sénégalaise aura lieu le 8 avril prochain.  » Le Tigre de Fass  » et  » l’Ouragan de Pikine  » s’affronteront dans un combat qui s’annonce plus que prometteur. L’événement attendu de longue date par le public décidera de la hiérarchie entre les deux hommes. Il s’avère capital pour la carrière de chacun des deux challengers.

Moustapha Guèye,  » le Tigre « , a régné en maître sur les arènes du pays de 1990 à 1995. Battu à trois reprises depuis, notamment par Tyson, la mégastar du moment, il est aujourd’hui sur une pente descendante. Baboye Cissé,  » l’Ouragan « , reste quant à lui invaincu après neuf combats au compteur. Il réclamait depuis deux ans une confrontation avec le monument de la discipline. Son voeu est exaucé.

Un cachet global de 120 000 ff

Le combat n’était encore qu’au stade de l’éventualité que déjà les promoteurs de tous bords convoitaient la précieuse affiche. Ce sera Gaston Mbengue,  » le Don King sénégalais « , nous confie un confrère du quotidien le Sud, qui raflera la mise. Coût du cachet global promis aux deux lutteurs : douze millions de F Cfa (120 000 ff). Une somme rondelette mais tout à fait raisonnable compte tenu de la valeur des deux athlètes.

 » Règlement de compte  » : tel est le titre que M Mbengue donne à ce combat. L’écurie Fass avait en effet refusé la rencontre entre les deux géants, arguant que Baboye Cissé devait d’abord affronter Zale Lo, le lieutenant de Guèye. Lo parti, il ne restait plus d’obstacle au face-à-face.

De retour d’Italie où il réside depuis plus d’un an, Baboye se serait essayé à d’autres disciplines telles que le judo, la lutte olympique et l’haltérophilie, autant d’armes supplémentaires pour étoffer son style. Si le cri de guerre du  » Tigre  » :  » J’attaque, je cogne et je gagne  » a pu faire son effet en son temps, qu’en sera-t-il face à un  » Ouragan  » qui a balayé la quasi totalité de ses adversaires en moins de trois minutes ? Réponse dans trois mois pour le bonheur de tous les amateurs du genre, et des autres.