Lutte contre l’EI : réunion en janvier à Rome

Une réunion des pays engagés dans la lutte contre l’organisation de l’Etat islamique se tiendra en janvier 2016 à Rome.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a annoncé, ce lundi 7 décembre 2015, qu’une réunion des pays engagés dans la lutte contre le groupe armé Etat islamique, qui contrôle des régions entières de Syrie et d’Irak et progresse aussi en Libye, se tiendra au mois de janvier à Rome. « La stratégie à opposer à l’EI sera débattue au cours de diverses rencontres, dont l’une se tiendra à Rome dans un mois et demi dans le cadre d’une réunion de la coalition anti-Daech », a dit le ministre à la presse, en faisant allusion à l’acronyme arabe de l’Etat islamique.

De son côté, le président du Conseil italien Matteo Renzi a déclaré, dimanche, que son pays n’avait pas l’intention de s’associer aux frappes aériennes de la coalition dirigée par les Etats-Unis en Syrie, estimant qu’elles ne faisaient qu’ajouter au chaos régnant déjà dans la région. Matteo Renzi a aussi évoqué, il y a dix jours, la question de la crise libyenne, où l’organisation de l’Etat islamique a implanté ses bases. Selon lui, après que la communauté internationale ait réglé le cas de l’EI, elle devra se pencher sur l’épineux dossier libyen.

D’autant que l’EI continue à progresser en Libye. Le nombre de ses combattants sur le sol libyen est estimé entre 3 000 et 4 000 éléments. Il faut dire que la chute de Mouammar Kadhafi, suite à l’intervention militaire de l’OTAN, a plongé la Libye dans le chaos. Le pays, doté de deux gouvernements, est devenu incontrôlable tant l’insécurité y est grande. Même si des représentants des deux autorités politiques rivales ont annoncé, ce dimanche, en Tunisie, être parvenus à un accord politique qui devra être approuvé par les deux Parlements, pour mettre fin au conflit, il reste encore à faire pour redresser le pays.

De son côté, le Premier ministre français Manuel Valls a admis, la semaine dernière, qu’il faut que la communauté internationale se penche vite sur la Libye qui sera sans doute le prochain dossier après la menace de l’EI. Pour rappel, l’ancien Président français Nicolas Sarkozy était l’artisan du conflit libyen.