Lumière sénégalaise pour Vivendi

C’est officiel, la compagnie française Vivendi-Environnement a remporté l’appel d’offre pour la privatisation de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Vivendi était en concurrence avec la compagnie américaine AES-ltd. Après le Gabon et le Maroc, la compagnie française s’attaque au marché sénégalais.

Adjudicataire provisoire. Après la rupture de son contrat avec le consortium franco-canadien Hydro-Québec Elyo en septembre 2000, la Senelec était sur le marché de la privatisation depuis juillet dernier. Et c’est sans surprise que la compagnie française Vivendi-Environnement a remporté l’appel d’offres devant la société américaine AES-limited. Après la défection de l’Electricité de France (EDF) et de l’Office National d’Electricité (ONE) marocain, la porte était grande ouverte pour la filiale de Vivendi. Selon Ibrahima Sarr, président du Comité de suivi chargé du désengagement de l’Etat de la Senelec, le repreneur détiendra 51% du capital contre 49% pour l’Etat sénégalais.

Désengagement de l’Etat

Sans commentaire. Au siège de Vivendi, on ne veut faire aucun commentaire  » tant que l’affaire est en cours « . En clair, la compagnie française a remporté l’appel d’offre mais les négociations ne font que débuter. Elle n’est que l’adjudicataire provisoire. Les négociations risquent d’être longues.  » …(les) noces ne seront pas de tout repos. C’est une société dans une situation très difficile qu’elle trouvera sur place. Les employés, à travers leurs syndicats, réclament une offre sociale au repreneur. Ce dernier devra les « pacifier » pour pouvoir véritablement réussir sa mission « , prévient Malick Diaw du Soleil.

La Senelec doit faire face à ses créanciers et rajeunir son matériel vétuste. Deux handicaps qui ne lui permettaient pas de fournir l’électricité en quantité suffisante. L’Etat sénégalais, qui demeure le propriétaire de la Senelec, espère démocratiser l’électricité au moindre coût en invitant  » le repreneur à prendre en compte la capacité de paiement des abonnés de la Senelec « .

Selon le président du Comité, Ibrahima Sarr, les négociations entre l’Etat sénégalais et Vivendi-Environnement peuvent prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.