Lomé, port régional

Le port autonome de Lomé veut profiter de la crise ivoirienne pour prendre la place du port d’Abidjan. Les autorités togolaises veulent en faire le principal port de l’Afrique de l’Ouest. Et se donnent les moyens de leurs ambitions.

Les autorités portuaires togolaises se frottent les mains. Le Port autonome de Lomé (Pal) a vu ses activités augmenter de façon exponentielle depuis que l’insurrection militaire en Côte d’Ivoire a débuté. Plus le port d’Abidjan est déserté, plus les ports de Lomé, Cotonou et Téma (Ghana) sont fréquentés.  » Il y a une augmentation très forte de nos activités. Nous n’avons pas encore les chiffres exacts mais il est clair que port de Lomé n’a jamais été aussi animé. Avant, les opérateurs maliens du coton ne passaient pas par nous alors que maintenant il y a plus de cent camions qui attendent d’être déchargés « , s’enthousiasme Agathe Mensah, chargée de marketing et de communication au Pal.

Draguer le Sahel

Le port de Lomé, comme ses voisins du Bénin et du Ghana, veut attirer les pays du Sahel qui passaient traditionnellement par la capitale ivoirienne. Campagnes de publicité, facilitations administratives… rien n’est laissé au hasard pour attirer les opérateurs économiques sahéliens.  » Nous voulons assister les opérateurs du Sahel. Le nombre de navires au port est en augmentation constante. Nous voulons faciliter les formalités aux opérateurs en créant un guichet unique au plus tard en mai prochain « , explique Agathe Mensah.

Pour l’opération de charme, le port autonome de Lomé a axé sa campagne publicitaire dans les journaux, radios et télévisions sur trois pays enclavés : le Burkina Faso, le Niger et le Mali. Les deux bureaux de Bamako et de Ouagadougou enregistrent de nouvelles demandes. Après le Burkina, c’est le Mali qui a décidé d’exporter sa production cotonnière par Lomé. Les principaux atouts du Togo demeurent la sécurité et la stabilité politique.

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