Logement, le mal gabonais


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Les questions de logements et de l’urbanisme étaient mardi à Libreville au centre d’un conseil de cabinet consacré à la problématique de l’habitat au Gabon. La réunion a été présidée par le président de la république, Ali Bongo Ondimba.

De notre correspondant

Les gabonais sont mal logés et les quartiers sous intégrés se multiplient à Libreville comme à l’intérieur du pays. Face à cette situation, le président de la République Ali Bongo Ondimba voudrait prendre des mesures d’urgence en vue de réduire le déficit de logements et répondre aux attentes de ses compatriotes qui veulent avoir des facilités pour accéder à un toit et à des coûts raisonnables.

C’est dans ce sens que le chef de l’Etat a rappelé lors de cette importante réunion toutes les dispositions prises en matière de loi afin de permettre aux gabonais d’avoir accès avec facilité aux logements décents. Il a rappelé également la volonté du gouvernement de traiter avec efficacité l’ensemble des questions liées à l’urbanisation des grandes villes.

« Nous attendons depuis deux ans les logements promis ! »

Pour traduire la volonté du gouvernement en acte dans le domaine de l’habitat, les membres du gouvernement qui ont pris part à cette réunion ont annoncé que les travaux de construction de logements sociaux dans la zone d’Agondjé vont démarrer le 1er juin 2012, avec un délai de livraison des mille premier logements au 31 décembre 2012.

Lors de sa montée au pouvoir en 2099, Ali Bongo Ondimba avait promis 5000 logements par an aux Gabonais, mais deux ans après, ses compatriotes attendent toujours la réalisation de cette promesse. Aucune nouvelle cité n’est encore sortie des terres et de nombreux Gabonais continuent de vivre dans des taudis, tant le coût de matériel de construction et les frais de loyers des maisons coûtent très cher au Gabon. Une chambre de 4 mètre carrés revient à plus de 50 mille à Libreville et avoisine les 100 mille dans des quartiers chics.

« Cela fait deux ans que nous attendons les logements promis par le Président de la république. La plupart des fonctionnaires habitent dans de bidonvilles et beaucoup mourront sans construire une maison. Nous ne pouvons plus nous contenter des discours et des rencontres au sommet entre les responsables politiques. C’est sur le terrain que nous attendons les actes », a critiqué, Jean Tombet, fonctionnaire Gabonais.

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