Libye : nouveaux combats, les aéroports de Tripoli et Zentane bombardés


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Deux avions ont bombardé l’aéroport de Zentane, ville de l’ouest de la Libye contrôlée par des forces alliées au gouvernement d’Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale. Les forces fidèles au gouvernement d’Abdallah al Thinni ont à leur tour bombardé l’aéroport de Tripoli, que contrôle le gouvernement, non reconnu à l’international, dirigé par le groupe armé Aube de la Libye.

Plus rien ne va en Libye ou les forces alliées des deux gouvernements actuels du pays s’affrontent en bombardant chacun à son tour les aéroports de Zentane et de Tripoli. Tout a commencé ce mercredi 4 mars 2015 lorsque deux avions ont bombardé l’aéroport de Zentane, ville de l’ouest de la Libye contrôlée par des forces alliées au gouvernement d’Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale.

La riposte ne s’est pas fait attendre du côté des forces fidèles au gouvernement d’Abdallah al Thinni qui, ont à leur tour bombardé l’aéroport de Tripoli que contrôle le gouvernement non reconnu par la communauté internationale, dirigé par le groupe armé Aube de la Libye. Ce dernier s’est emparé, l’été dernier, de la capitale Tripoli, y a installé un gouvernement, obligeant celui d’Abdallah Thini à prendre la fuite.

L’ONU tente de mettre les deux parties sur la table des négociations pour dénouer ce méli-mélo qui s’enlise dans le pays. Mais la tâche sera loin d’être aisée en témoignent ces nouveaux affrontements.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est plongée dans le chaos. Le pays est à la merci des groupes armés qui tentent de contrôler les points stratégiques. Des miliciens ont d’ailleurs pris, mardi, le contrôle des deux champs pétroliers d’Al Bahi et d’Al Mabrouk, à 200 km au sud de Syrte.

Face à la situation, la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a déclaré, ce mercredi, « l’état de force majeure dans 11 champs pétroliers du centre du pays, après la multiplication des attaques contre les sites pétroliers de cette région ». Selon cette dernière, « l’état de force majeure, invoqué dans des circonstances exceptionnelles, permet une exonération de la responsabilité de la NOC en cas de non-respect des contrats de livraison de pétrole ».

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