Libye : le procès de Saadi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, ajourné

Le procès de l’un des fils de Mouammar Kadhafi, Saadi Kadhafi, qui a comparu dimanche devant le tribunal de Tripoli pour meurtre et participation à la répression sanglante de la révolte en 2011, a été ajourné. Il devrait se dérouler le 6 novembre.

Jugé pour meurtre et participation à la répression sanglante de la révolte en 2011, Saadi Kadhafi, l’un des fils de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi a comparu, ce dimanche 1er novembre 2015, devant un tribunal de Tripoli. Quelques minutes après le début de l’audience, le président de la Cour s’est concerté avec l’avocat de la défense avant de décider l’ajournement du procès au 6 novembre.

Saadi Kadhafi, qui s’était réfugié au Niger, suite à la chute du régime de son père, en octobre 2011, a été extradé par les autorités nigériennes, en mars 2014. Il est poursuivi pour son implication présumée dans la répression de la révolte contre Mouammar Kadhafi, en 2011. Il est aussi accusé du meurtre, en 2005, d’un ancien entraîneur d’Al-Ittihad, club de football de Tripoli. En août, une vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux montrant Saadi Kadhafi subissant de mauvais traitements de la part de ses geôliers, et l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch avait demandé l’ouverture d’une enquête.

En attendant, son grand-frère Seif al-Islam est également toujours emprisonné par un groupe rebelle à Zenten. En juillet dernier, il a été condamné à mort avec huit autres de ses proches par contumace, par un tribunal libyen. Agé de 43 ans, Seif al-Islam est soupçonné de crimes contre l’humanité. Il avait été arrêté, en octobre 2011, par d’ex-rebelles de Zenten, dans l’ouest libyen, où il est toujours détenu par ce groupe armé.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est toujours plongée dans le chaos, avec de nombreux groupes armés qui livrent une bataille sans merci pour contrôler les points stratégiques de ce pays d’Afrique du Nord. Le pays est également doté de deux gouvernements : l’un reconnu par la communauté internationale et l’autre, dirigé par la coalition Aube de la Libye, qui est rejeté à l’international. Un imbroglio politique qui révèle bien le désordre qui règne en Libye…