Libye : l’Union Africaine écarte la solution militaire

A l’issue d’une réunion du groupe de contact international sur la Libye initiée par l’Union Africaine en Ethiopie, les pays présents tranchent en faveur d’une solution politique afin de mettre un terme au chas qui règne en Libye.

Deux jours après l’attaque meurtrière à Tripoli qui a fait neuf victimes, l’Union Africaine est davantage préoccupée par le chaos qui règne en Libye depuis plus de quatre ans. Le groupe international de contact pour la Libye, créé le 3 décembre 2014 par l’Union Africaine, s’est réuni afin de trouver des solutions pour mettre fin la guerre civile dans le pays. Une réunion qui semble avoir porté ses fruits, car les pays voisins de la Libye, les pays du Golfe, les pays européens, ainsi que les 5 plus grandes nations du monde ont consenti à mettre en place une solution politique plutôt que militaire afin de mettre un terme à la guerre civile en Libye.

L’Algérie, qui a depuis le début préconisé une solution politique, a su convaincre les autres pays du bien fondé de cette solution. Les pays présents estiment donc qu’un dialogue à plusieurs niveaux serait plus favorable qu’une option par la force. Une solution qui ne peut se faire sans le soutien et les actions des pays voisins de la Libye. La réunion ne constitue que la première étape vers une sortie de crise en Libye. Une seconde réunion est par ailleurs prévue au Tchad, mi-février, afin de mettre en commun les points de vue des différents acteurs de la crise.

Parallèlement à cette réunion de l’UA, un dialogue a été amorcé entre les gouvernements de Tobrouk, issus des élections de juin dernier et reconnus par la communauté internationale, et de Tripoli. Des discussions qui se sont soldées par un échec, car les autorités reconnues par la communauté internationale, notamment le gouvernement de Tripoli, n’ont pas assisté aux discussions en vue de former un gouvernement d’union nationale.