Libye : l’EI revendique l’attentat-suicide de Ras Lanouf

L’organisation de l’Etat islamique a revendiqué, jeudi, l’attentat-suicide de Ras Lanouf, dans l’est de la Libye, qui a fait six morts, dont un bébé.

L’organisation de l’Etat islamique gagne du terrain en Libye. Le groupe armé, qui contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak, et qui a également installé ses bases en Libye, a revendiqué l’attentat suicide qui a tué, jeudi, six personnes, dont un bébé. L’attaque s’est produite à un point de contrôle, à l’entrée de la ville pétrolière de Ras Lanouf, dans l’est de la Libye. Dans un communiqué, le groupe a précisé que « l’attaque avait été perpétrée par un combattant étranger à l’aide d’un véhicule piégé ».

Cet attentat a eu lieu quelques heures après une autre attaque ayant tué plus de 50 personnes dans un centre de la police à Zliten, à 170 km à l’est de Tripoli. Si l’attentat n’a pas été officiellement revendiqué, il a vivement été condamné à l’international. L’émissaire spécial de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, a condamné l’attentat de Zliten et appelé « tous les Libyens à s’unir de manière urgente pour combattre le terrorisme ». De son côté, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini devait s’entretenir, ce vendredi, à Tunis, avec de hauts responsables libyens, sur la mise en œuvre de l’accord sur un gouvernemental d’union nationale conclu en décembre sous l’égide de l’ONU.

Depuis la chute de l’ancien leader libyen Mouammar Kadhafi, suite à l’intervention des troupes de l’OTAN, ce pays d’Afrique du Nord est plongé dans le chaos, profitant aux combattants de l’EI, qui se sont installés peu à peu dans la ville de Syrte, qui est à leur merci. L’organisation qui défie les deux gouvernements rivaux cherche à élargir son contrôle à d’autres régions et tente aussi de contrôler les points stratégiques, tels que les installations pétrolières, qu’elle n’a pas hésité à attaquer la semaine dernière, notamment à Ras Lanouf.

La présence en Libye du groupe armé inquiète à l’international, où l’on craint qu’il fasse du pays son nouveau sanctuaire. De plus en plus de voix, telles que celles des chefs de gouvernements français et italien, s’élèvent pour inciter à résoudre au plus vite l’épineux dossier libyen…