Libye : l’EI attaque de nouveau un site pétrolier de Ras Lanouf

Des membres présumés de l’organisation terroriste de l’Etat islamique (EI) sont passés à l’attaque ce jeudi contre des installations pétrolières proches du terminal de Ras Lanouf sur la côte Méditerranéenne de la Libye.

L’organisation de l’Etat islamique continue à s’attaquer au pétrole libyen. Des membres présumés du groupe armé qui contrôle des pans entiers de territoires en Syrie et en Irak sont passés à l’attaque ce jeudi contre des installations pétrolières proches du terminal de Ras Lanouf, sur la côte Méditerranéenne de la Libye, ont rapporté des responsables. Selon ces derniers au moins deux réservoirs de pétrole appartenant à la compagnie pétrolière Harouge sont en flammes près de Ras Lanouf.

Ce n’est pas la première fois que l’organisation armée attaque le terminal de Ras Lanouf, à partir de la ville de Syrte, tombée entre ses mains. Pas plus tard que début janvier, l’EI a revendiqué l’attentat suicide dans la ville pétrolière de Ras Lanouf, qui a tué, jeudi, six personnes, dont un bébé. L’attaque s’était produite à un point de contrôle, à l’entrée de la ville. Dans un communiqué, le groupe a précisé que « l’attaque avait été perpétrée par un combattant étranger à l’aide d’un véhicule piégé ».

L’attaque a eu lieu quelques heures après celle ayant tué plus de 50 personnes dans un centre de la police à Zliten, à 170 km, à l’est de Tripoli. L’émissaire spécial de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, avait condamné l’attentat de Zliten et appelé « tous les Libyens à s’unir de manière urgente pour combattre le terrorisme ».

Les Occidentaux sont préoccupés par la présence de l’EI en Libye. Ils craignent en effet que le groupe armé fasse du pays son nouveau sanctuaire. Il faut dire que depuis la chute de l’ancien leader libyen Mouammar Kkadhafi, la Libye est plongée dans le chaos. Un chaos, dont l’EI, profite pour étendre ses tentacules dans le pays.

Sous l’égide de l’ONU, un gouvernement libyen d’union nationale a été formé ce mardi 19 janvier. Un accord a en effet été signé après près de deux ans d’imbroglio politique entre les deux gouvernements rivaux, dont était doté le pays. La nouvelle équipe est dirigée par l’homme d’affaires tripolitain Fayez el-Sarraj, est composée de 32 ministres. Toutefois elle est fragilisée par des tensions politiques qui persistent. La Libye est loin d’être tirée d’affaire.