Libye/Grande-Bretagne : une Net-taupe au MI 5

Une liste d’agents britanniques en Libye serait disponible sur Internet. Emois outre-Manche.

Un document interne des services de contre-espionnage britannique, le MI 5, serait disponible sur Internet, mettant en danger des agents de la Gracieuse Majesté en poste à Tripoli, selon le quotidien britannique  » The Independent « . A vos souris : Afrik.com a déclaré forfait après une vaine recherche du site incriminé.

Une bien mauvaise affaire, moins d’un an après le rétablissement des relations diplomatiques. Les autorités britanniques et libyennes multiplient en effet les contacts afin de sortir les relations diplomatiques des deux pays de l’ornière de haine qui les caractérisait jusqu’alors.

Bombes contre bombes

La Grande Bretagne fait porter la responsabilité de l’attentat de Lockerbie à l’entourage immédiat du Colonel Kadhafi. Elle conditionne aussi tout réchauffement des relations bilatérales à la coopération des autorités libyennes dans l’enquête sur le meurtre, en 1984, de la femme policier Yvonne Fletcher, abattue devant l’ambassade de la  » Grande Jamahirya arabe socialiste  » à Londres.

Côté libyen, on garde une certaine rancune d’une tentative d’assassinat du  » Guide  » par des agents des services secrets britanniques, en 1996. Selon, un ancien du MI5, David Shayler, en exil en France, la bombe qui a épargné le Colonel Kadhafi aurait, en revanche causé la mort d’un nombre indéterminé de victimes innocentes.

Mis en cause dans l’affaire de la diffusion de ce rapport classé  » Top Secret Delicate Source UK Eyes Alpha  » (traduction libre : pas une puissance amie n’y a accès – pas même la CIA), David Shayler a nié farouchement être à l’origine de la fuite.