Libye : 7 morts dans des affrontements à Benghazi

Au moins sept personnes ont été tuées ce lundi dans de violents affrontements à Benghazi, dans l’est de la Libye.

Il ne se passe désormais plus une semaine sans que Benghazi ne soit le théâtre de violences. Au moins sept personnes ont été tuées dans la localité ce lundi, dont six soldats et un civil, dans de violents affrontements entre des groupes islamistes et des forces armées loyales au général Haftar, qui a pour but d’éradiquer le terrorisme, rapporte l’AFP. Ces groupes islamistes, dont Ansar Asharia, ont attaqué à l’arme lourde un camp militaire, faisant des morts et des blessés, selon le colonel Saad Al-Werfelli, commandant de la base aérienne de Benghazi. Les heurts ont fait au moins sept morts et 11 blessés, selon les bilans de deux hôpitaux de la ville.

Selon le colonel Al-Werfelli, ce camp appartient aux unités d’élite de l’armée libyenne à Benghazi qui avaient apporté son appui au Général Haftar. En riposte, les forces de l’armée de l’air loyales au Général dissident ont mené des raids aériens contre les assaillants, précise le Colonel Al-Werfelli. D’après ce dernier, l’attaque a été menée par les forces des Brigades de 17 février de Rafallah al-Sahati, d’Ansar Asharia et du Bouclier de Libye, qui ont bombardé tôt lundi le camp 21, cernant les soldats qui y étaient et faisant des morts et des blessés. Or ce camp appartient aux unités d’élite de l’armée libyenne à Benghazi qui avaient apporté son appui au Général Haftar. En riposte, les forces de l’armée de l’air loyales au général dissident ont mené des raids aériens contre les assaillants, a ajouté cet officier.

Sur sa page Facebook, la Brigade islamiste du « 17 février » a nié toute implication dans l’attaque. Il s’agit des affrontements les plus violents depuis ceux du 16 mai lorsque le Général Haftar avait lancé sa campagne « Dignité » pour éradiquer les « groupes terroristes » dans l’est libyen. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye est minée par les affrontements entre groupes armés. Pour le moment, les autorités n’ont pas trouver de solution pour mettre un terme à l’anarchie qui règne dans le pays.