Liberia : Charles Taylor veut finir sa peine au Rwanda pour avoir « une vie de famille »

L’avocat de Charles Taylor condamné en 2012 à une peine de 50 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré, ce jeudi, que son client voulait purger la fin de sa peine au Rwanda, alors qu’il est emprisonné, depuis octobre dernier, en Grande-Bretagne.

Maître John Jones, l’avocat de Charles Taylor, a déclaré, ce jeudi, que son client avait demandé à purger la fin de sa peine au Rwanda. Il est emprisonné, depuis octobre dernier, en Grande-Bretagne, en vertu d’un accord secret de ce pays avec la Cour pénale internationale (CPI) sans lequel cette institution judiciaire n’aurait accepté d’accueillir le Tribunal spécial pour la Sierra Léone (TSSL).

L’ancien Président du Liberia, de 1997 à 2003, a déclaré qu’il serait plus « humain » pour lui, sa femme et ses 15 enfants, s’il pouvait retourner en Afrique finir sa peine. L’immigration officielle ne permet pas à sa famille de lui rendre visite, car ils « ne sont pas convaincus qu’ils retourneront au Liberia après leur visite. Ce qui est ridicule », a indiqué Maître Jones à la BBC.

« Un devoir défini par la justice internationale »

« Ce que nous disons c’est que la Grande-Bretagne a le devoir de lui assurer une vie de famille.Pas juste pour lui, mais pour sa famille. C’est un devoir clairement défini par la justice internationale et les lois anglaises », a encore ajouté l’avocat.

La défense a aussi souligné le fait que Charles Taylor n’avait causé aucun dommage à la Grande-Bretagne et qu’il serait moins cher pour ce pays de laisser l’ex-Président purger sa peine au Rwanda. Il est la seule personne condamnée par le TSSL à avoir été transféré en dehors de son continent d’origine. Charles Taylor a affirmé avoir l’impression qu’il y a une volonté délibérée de l’isoler.

Charles McArthur Ghankay Taylor a été condamné à 50 ans de prison par la CPI, en 2012, pour son implication dans la guerre civile sierra-léonaise de 1991 à 2002, qui a causé des milliers de morts.