Libération des 9 otages enlevés sur le navire Bonita au large du Bénin

Mardi 10 décembre, les autorités norvégiennes ont annoncé la libération des neuf marins de nationalité philippine qui avaient été enlevés par des présumés pirates au début du mois de novembre dernier non loin des côtes du port autonome de Cotonou, au Bénin.

La direction des affaires maritimes norvégiennes a déclaré avoir eu l’information selon laquelle les membres de l’équipage du navire MV Bonita, qui avaient été enlevés, ont été libérés et sont tous indemnes. Après son chargement en gypse, le navire Bonita avait fait l’objet d’une attaque de pirates le 2 novembre dernier non loin de la rade du port autonome de Cotonou, au Bénin. Le commandant du Bonita et huit membres de son équipage avaient été kidnappés dans cet acte de piraterie.

La direction des affaires maritimes norvégiennes n’a pas donné plus de détail sur les conditions de libérationt des otages. Dans un communiqué, la compagnie norvégienne Ugland confirme, image à l’appui, la libération des neuf marins. Les ex-otages ont été relâchés vendredi dernier par leurs ravisseurs et ont rejoint leurs familles respectives, aux Philippines.

Une expérience difficile pour les otages

Ce kidnapping, qui a lieu le 2 novembre 2019, non loin de la capitale économique béninoise, Cotonou fût pour les otages une expérience très difficile, a confié Ugland. Mais l’armateur du navire a préféré garder confidentiels les détails liés aux circonstances et conditions de libération de ses travailleurs.

Situé au Sud-Ouest de l’Afrique, le golfe de Guinée est une partie de l’océan atlantique, qui s’étend du  Liberia jusqu’au Cameroun. Il est aujourd’hui l’une des plus dangereuses régions maritimes au monde. Les actes de piraterie tels que les attaques des navires, le kidnapping contre de fortes rançons, sont de plus en plus fréquents. Les attaques sont un peu plus fréquentes le long des côtes du Nigeria, pays d’origine de la plupart des pirates, qui détournent parfois des bateaux pendant plusieurs semaines pour en piller les soutes. Il n’est pas rare qu’il réclament ensuite de fortes rançons en contrepartie de la libération des membres d’équipage.