Les universités africaines se lancent sur le Net

Partager le savoir grâce à la transmission de documents électroniques, tel est l’ambitieux projet que développent dix universités de l’Afrique de l’Est et du Centre et quatre universités européennes.

 » Nous souhaitons développer le réseau Internet en installant un matériel adéquat et surtout en multipliant les capacités de connexion de l’université de Harare « , explique Pete Rypens, directeur du département informatique à l’université d’Anvers. Dix universités de l’Afrique de l’Est et du Centre et quatre universités européennes veulent développer un système d’échanges de publications scientifiques par le Net. Les universités africaines souffrent d’un manque d’édition scientifique et d’un retard de l’information scientifique et technique (IST). Le courrier électronique et le réseau Internet permettront à ces universités de commander, auprès de leurs partenaires européens, des versions électroniques des documents didactiques.

Net-éducation et infrastructures

Ce projet risque de trouver ses limites si les problèmes de connexion et d’infrastructures ne sont pas résolus très vite.  » L’université de Lusaka manque de moyens et ses capacités de connexion ne sont que de 64 kilobits/ seconde. C’est très insuffisant. Il faut qu’on arrive au minimum à 250 kb/s si l’on souhaite qu’il y ait réellement un échange entre les universités africaines et européennes « , remarque Jan de Sitter, responsable informatique. C’est sous son impulsion que l’université belge a envoyé 200 micro-ordinateurs en Zambie.

Les dix institutions d’enseignement supérieur qui ont souscrit à ce programme sont : l’Université catholique de l’Afrique de l’Est, l’Université de Nairobi et l’Université Kenyatta (au Kenya), l’Université Makere et l’Université des Martyrs (en Ouganda), l’Université de Zambie , l’Université du Zimbabwe et l’Université St Augustine de Tanzanie, l’Université d’Agriculture de Sokoine et l’Université de Dar-es-Salam(Tanzanie).

Pour les universités africaines, Internet est une nouvelle chance de se rapprocher, à moindre coût, de l’information scientifique et d’accéder aux nouvelles publications où les chercheurs du monde entier présentent le résultat de leurs travaux.