Les suites du coup d’Etat au Mali : le fil des évènements

La situation politique demeure floue. Aux environs de 4h30, ce jeudi 22 mars, un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDR) par la voie de son porte-parole, le lieutenant Amadou Konaré a déclaré avoir mis fin « au régime incompétent et désavoué de M. Amadou Toumani Touré ». Depuis cette annonce, la situation politique au Mali est devenue incertaine. Que se passe-t-il désormais au Mali ? Lire aussi : L’Etat malien aux mains des militaires.

20h50 : Premières informations sur le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef des mutins. Il est originaire de Ségou,4e région du Mali à environ 260kms de Bamako.

13h57 : La mutinerie suivie à Kayes, capitale de la première région administrative du Mali située à quelque 600 kilomètres de la capitale Bamako. Les mutins ont arrêté le gouverneur de la ville et le commandant de cercle.

13h50 : Le Président Amadou Toumani est en sécurité, selon ses proches, dans le Camp para de Djicoroni, situé dans la capitale Bamako. Une autre source proche du Président de la République affirme qu’ils maîtrisent la situation et attendent les mutins de pied ferme. En effet, un important dispositif d’hommes armés sécurise les alentours du camp. Les mutins se sont retranchés à l’ORTM, la télévision malienne.

– Plusieurs hauts gradés de l’armée et de la police malienne ont été arrêtés. En fin de matinée le commissaire divisionnaire, contrôleur général de la police nationale, Sininta, est arrêté à son domicile par des membres de la police favorables à la mutinerie.

– « Nous n’acceptons plus les coups d’Etat », a indiqué sur les antennes de RFI, le président de la Commission de l’Union africaine, Jean-Ping. Il s’est dit prêt à rencontrer les mutins. « La situation était déjà fort complexe et nous savons que la population, tout comme ces jeunes militaires, étaient frustrés par ce qu’il s’est passé et ce qui se passe dans le nord. Maintenant, nous étions en train de chercher des solutions. Nous sommes prêts à entrer en contact avec eux, de manière à ramener le Mali dans l’ordre constitutionnel. Nous sommes prêts à nous y rendre. Mais il faut encore qu’on sache à qui on a affaire. »

11h00 : Nouveau communiqué lu sur les antennes de l’ORTM par le porte-parole du CNRDR. Le lieutenant Amadou Konaré annonce la fermeture des frontières et ordonne aux militaires de cesser les tirs de sommation et de manifestation de joie. La junte appelle les populations à rester en sécurité dans leur maison. Le travail devrait reprendre mardi 27 mars, selon le Comité.