Les rebelles et la coalition mettent la pression sur Kadhafi

Les combats continuent aux abords de Misrata. La ville est de nouveau tombée dimanche sous le contrôle des insurgés libyens. La coalition internationale poursuit ses raids aériens à Tripoli, où elle a détruit le bureau du colonel Kadhafi. L’Italie, s’est dite prête à des « actions ciblées » en Libye.

Les pro-Kadhafi contre-attaquent. Après avoir été repoussées lundi, les forces gouvernementales ont bombardé ce mardi le port de Misrata, rapporte Le Télégramme. Elles sont également actives dans les faubourgs de la ville, selon un porte-parole des insurgés libyens. Reda a déclaré aujourd’hui à Reuters que « les troupes de Kadhafi tiennent toujours des positions dans la banlieue de la ville ». Il a ajouté qu’ « il y a des combats dans la zone sud. Les révolutionnaires (insurgés) cherchent à progresser. Le centre de la ville connaissait une situation stable ce matin ». La ville de Misrata était assiégée depuis près de deux mois par les troupes fidèles au dirigeant libyen. Dimanche, les combats ont repris dans cette zone située à 200 km à l’est de Tripoli, bien que le gouvernement libyen ait annoncé qu’il cessait ses opérations contre les rebelles pour permettre aux tribus de trouver une solution pacifique. Elles ont fait au moins une trentaine de morts.

Le bureau du colonel Kadhafi détruit

De fortes explosions ont secoué Tripoli, la capitale libyenne, lundi soir. L’Alliance [composée de la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Espagne, le canada, l’Italie, l’Otan, le Danemark, la Norvège, la Belgique, le Qatar, les Pays-Bas et la Grèce]] internationale a annoncé avoir mené une attaque contre «un centre de communications utilisé pour coordonner les attaques contre des civils», rapporte [Le Figaro. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’OTAN a complètement détruit le bureau du Colonel Kadhafi, dans sa résidence de Bab al-Aziziya. Une « tentative d’assassinat », a dénoncé l’entourage du guide de la révolution. Lors d’une conférence de presse tenue sur le lieu de l’attaque, le porte-parole du dirigeant libyen, Moussa Ibrahim, a affirmé que «l’acte lâche » de la coalition internationale aurait fait près de trois morts et 45 blessés. Il a également déclaré que le leader était « refugié en lieux sûrs pour continuer la lutte », en bonne santé, et qu’il avait le moral. Tripoli est depuis vendredi la cible de raids aériens de la coalition internationale.

L’Italie pour « des actions ciblées »

Rome a indiqué lundi soir qu’elle était prête à permettre ses avions de mener des « actions ciblées » contre « des objectifs militaires spécifiques » pour protéger la population. L’aviation italienne se limitait jusque là à des opérations de reconnaissance et de surveillance. Rome a déjà mis certaines de ses bases aériennes déjà à la disposition de l’OTAN. L’ex-puissance colonisatrice de la Libye s’aligne aussi sur la position franco-britannique.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, s’est entretenu ce mardi avec le chef de l’Etat français lors d’un sommet où il était également question de l’immigration tunisienne en Italie.