Les produits Escales made in Congo

Tous à vos cuillères et couteaux, l’heure de ravir vos papilles et de lécher vos babines est arrivée ! Les produits Escales, premiers du genre à Brazzaville vous offrent la possibilité de déguster des produits biologiques faits à base des fruits naturels du Congo. Entre luxe et raffinement, ces confitures sont des petits plaisirs à déguster en famille.

(De notre correspondante)

Addict des produits « Escales » particulièrement les confitures, Nadège Batou, réalisatrice congolaise déclare, « les produits Escales sont un réel régal, j’en consomme toutes les deux semaines. Je prends la boite de confitures à 3 000 FCFA. Et le must have de ces produits, c’est qu’on reconnaît tout de suite les différentes saveurs des fruits, ce sont des produit 100% naturels ». Les prix un peu élevés ne constituent pas un frein pour Nadège, « j’estime que la qualité des produits et tout le travail artistique entrepris autour de l’emballage valent bien le montant de ces gourmandises » fait-elle savoir.

Même son de cloche pour Caroline Gaénette, chargée de communication à l’Institut Français : « La crème de patates douces de Djamballa, c’est ma préférée, un vrai délice. Je connaissais la patate douce en tant que légume que l’on mange accompagné d’autres aliments, mais en confiture c’était une merveilleuse découverte ». Une spécialité unique car comme l’a expliqué Caroline, « ce qu’on trouve souvent dans les magasins, ce sont des confitures faites avec des fruits d’ailleurs, alors que les confitures d’Escales sont fabriquées avec les fruits locaux ». Une initiative que la jeune consommatrice encourage : « Cette entreprise met en valeur des fruits tropicaux d’ici qui ne sont pas forcement connus, ce sont des saveurs nouvelles ».

« C’était une merveilleuse découverte »

Même si ces friandises peuvent paraître un peu cher, Lydie ne s’en passe plus vu le plaisir qu’elles lui procurent, toutefois, elle désire que cette entreprise développe une nouvelle gamme de produits moins luxueux, pour éventuellement permettre à toutes les bourses de s’en offrir. « Je pense que c’est une bonne manière d’exporter le Congo, car ce sont les fruits de notre pays qui sont mis en exergue », a souligné Nadège Batou qui a été heureuse de constater combien grâce à ces gourmandises, le Congo peut avoir une marque de reconnaissance comme le fromage en France ou la bière en Allemagne.

Les produits Escales proposent d’autres trésors que les confitures, comme le poivre pygmée ou le vinaigre, des produits rehaussés par un emballage attractif fait à la main, ce qui explique en partie la cherté des prix comme l’explique Keben, un des concepteurs des produits Escales : « On a des gros soucis d’importation d’emballages, les frais de douanes qui devraient être à hauteur de 5% sont malheureusement rehaussés à cause des tracasseries que nous imposent les douaniers ». A cela s’ajoutent le temps de la fabrication et l’investissement consacré autour du produit, ce qui fait dire à Keben que « le prix ne peut être forcement qu’élevé et ne peut être à la portée de toutes les bourses ». Malgré cela, « les produits Escales (vinaigre de bissap, de mangue, de pamplemousse, d’ananas, gelée de barbadine, confiture de Thutéké, crème de Djamballa, crème de patate douce) sont toujours autant sollicités dans la mesure où nos clients aiment la découverte », a déclaré Keben.

A combien reviennent ces gourmandises ?

« Il faut dire qu’on mise beaucoup sur la présentation, sur l’aspect cadeaux c’est ainsi que nous avons démarré, ce sont des consommateurs qui sont venus nous voir pour des commandes et ont manifesté le souhait que ces friandises se présentent sous forme de présents pour les offrir aux anniversaire, dîners… », indiquer Keben. Le petit pot de 100 grammes de confiture est à 2 000 FCFA, le pot moyen de 220 grammes est à 3 000 FCFA et la bouteille de vinaigre de fruit est à 4 500 FCFA, la boite (de 50 grammes) luxe de poivre de pygmée coûte quant à elle 8 000 FCFA.

Conçus à la base pour une consommation familiale, ces berlingots sont devenus une référence en matière de cadeaux. « On offre volontiers du poivre pygmée ou du vinaigre à base de fruits locaux à un ami en séjour ici, à un ami étranger, ça change des babioles que l’on retrouve un peu partout sur les marchés plateaux », affirme Louis, un artiste de la place.

Plus de 3 000 pots Escales vendus a ce jour

« Cela fait seulement huit mois que nous avons eu le logiciel de gestion, et avant cela, la gestion était faite de façon traditionnelle si je puis dire. Ce n’était pas évident de contrôler le nombre de ventes ce qui est sûr, on vend de plus en plus, lors des fêtes nous avons été dévalisés », plaisante Keben.

Deux sites ont la charge de la distribution : l’hôtel O Sympati et Nenu viande dans le centre-ville. « On ne distribue pas à grande échelle parce que le produit est assez coûteux ce qui fait qu’on réduit nos lieux de distribution car on voudrait que nos confections soient des produits de luxe. Nous avons plutôt tablé sur la qualité des produits plutôt que la quantité. Nous sommes avant tout des artisans, on veut donner le meilleur de nous même », a clamé Keben. « Ce n’est pas une habitude alimentaire locale, et comme le prix du produit est relativement élevé, nous avons adressé nos produits à une catégorie de consommateurs mais notre volonté est aujourd’hui de sortir une gamme de produits à la portée de tous les Congolais », déclare Keben qui compte organiser des journées portes ouvertes de dégustation afin d’offrir à la population la possibilité de découvrir les produits Escales.

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