Les prisonniers de guerre érythréens rentrent chez eux

1 568 prisonniers de guerre érythréens ont été libérés mardi par le gouvernement éthiopien dans le cadre de l’accord de paix signé en décembre 2000. La Croix-Rouge coordonne en ce moment leur rapatriement.

Ils ont quitté le camp éthiopien de Dedessa ce mercredi, à bord d’une trentaine de bus. Il leur faudra avaler plus de 1 000 km avant de retrouver leur pays, l’Erythrée. Ils sont 1 568 prisonniers de guerre à avoir été libérés par le gouvernement éthiopien. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui supervise leur rapatriement prévoit qu’ils atteindront le Mereb, le fleuve qui court entre les deux pays, vendredi.  » Nous les attendons en Erythrée vendredi ou samedi. Ils auraient dû arriver plus tôt mais ils ont pris 8 heures de retard au départ « , note Hanna Simon, ambassadeur d’Erythrée en France.

Selon le CICR, qui préfère rester discret sur le déroulement des opérations, les prisonniers sont en bonne santé malgré quelques cas de malaria. Le gouvernement d’Addis-Abeba a annoncé que les prisonniers libérés mardi étaient tous des militaires.  » A notre connaissance, il n’y a que 1 200 militaires. Les autres sont des civils « , précise Hanna Simon.

Guerre des prisonniers

L’Ethiopie affirme donc s’être pliée à ses obligations concernant les prisonniers d’une guerre qui l’a opposée à l’Erythrée de 1998 à 2000. Obligations définies par l’accord de paix signé le 12 décembre 2000 à Alger. En revanche, elle accuse Asmara de détenir encore des prisonniers éthiopiens ou de les avoir fait disparaître.  » L’Erythrée n’a plus de prisonniers de guerre « , insiste Hanna Simon.  » Nous avons libéré les derniers en août dernier. C’est vrai qu’il reste aujourd’hui 29 anciens militaires éthiopiens sur notre sol mais c’est parce qu’ils ont refusé de regagner leur pays.  »

Le 29 août, 279 prisonniers éthiopiens avaient retrouvé leur pays natal sous les auspices du CICR qui indiquait alors que  » les derniers prisonniers de guerre éthiopiens enregistrés et régulièrement visités par nos membres ont été libérés et rapatriés « .