Les présidentielles maliennes en effervescence

Le général Amadou Toumani Touré est libre de se présenter aux prochaines élections présidentielles. Le président Alpha Konaré a signé un décret, lundi dernier, libérant le général de ses obligations militaires. La course à la présidence s’annonce très serrée.

Le tombeur de Moussa Traoré, le général Amadou Toumani Touré, ATT pour les intimes et les autres, a été dégagé de ses obligations militaires et donc libre de se présenter aux élections présidentielles. C’est lundi dernier que le président Aplha Oumar Konaré a signé le décret de la mise en retraite anticipée du plus haut gradé de l’armée malienne. ATT n’a toujours pas fait acte de candidature. Mais pour la rue de Bamako, il ne fait aucun doute que l’homme, qui a mis fin à la dictature de Moussa Traoré et assuré la transition en rendant le pouvoir aux civils, aimerait succéder à l’actuel président.

Roulez pour ATT !

 » Le général ATT en avait assez des honneurs militaires. Il occupait un haut rang mais n’avait aucune fonction officielle. Il étouffait dans ce carcan. Plusieurs intellectuels et partis politiques ont commencé à l’appeler à se présenter. Ce phénomène ne peut que prendre de l’ampleur tant sa popularité d’homme intègre est grande dans la population « , analyse Ibrahim Touré, observateur politique.

Légitimité historique. Le général Amadou Toumani Touré sait qu’il peut déjà compter sur le soutien de l’Union soudanaise – Rassemblement démocratique africain (ASRDA) et du Bloc démocratique pour l’intégration africaine (BDIA).

Les élections maliennes sont plus ouvertes que jamais. Le duel Adema, parti au pouvoir, et Alternative 2002, rampe de lancement de l’ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta, est parasité par la probable candidature du général ATT. Le parti du président Alpha Konaré n’a toujours pas désigné son représentant, même si le nom du ministre de la Défense, Soumeylou Boubeye, commence à circuler à Bamako. Les élections présidentielles maliennes se dérouleront en mai 2002. Le président actuel, Alpha Konaré, a promis de ne pas se représenter.

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