Les moustiquaires plus les larvicides aident à combattre le paludisme au Kenya

Il est possible de réduire notablement le risque pour les enfants de contracter le paludisme grâce à une combinaison novatrice associant la destruction des larves du moustique vecteur du paludisme et l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), selon un article publié aujourd’hui par le journal international de la santé publique, le Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le Dr Ulrike Fillinger, principal auteur d’une étude sur l’association de la lutte antivectorielle par des larvicides microbiens et des MII, a constaté que les mesures visant à lutter contre les larves de l’insecte s’avéraient un complément prometteur à la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide dans l’ouest du Kenya.

« On a récemment constaté une nette augmentation du paludisme dans les hautes terres africaines, largement due au développement de souches pharmacorésistantes des parasites du paludisme et aux changements dans l’utilisation des sols », a déclaré le Dr Fillinger. « Nos observations laissent penser qu’en Afrique, une lutte contre le vecteur (moustique) qui viserait tous les stades du cycle de vie du moustique – y compris le stade larvaire – peut être un outil extrêmement efficace pour limiter le paludisme à l’avenir dans certaines parties de l’Afrique subsaharienne. »

Au cours des 50 dernières années, la lutte antivectorielle a été largement axée sur la lutte contre les moustiques adultes en Afrique tropicale. L’OMS recommande une lutte intégrée contre les vecteurs utilisant toutes les méthodes pertinentes de lutte contre les moustiques.

Pour lire l’étude ici

Le Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé est l’une des principales revues de santé publique dans le monde. Fleuron des publications périodiques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il s’intéresse plus spécialement aux pays en développement. Les articles sont présentés à un comité de lecture et n’ont pas de liens avec les directives de l’OMS.

Au sommaire du numéro de septembre :

Mise à jour sur le développement des vaccins contre la grippe pandémique A (H1N1) dans une interview avec le Dr Marie-Paule Kieny, Directeur de l’Initiative pour la recherche sur les vaccins à l’OMS.

Les fabricants de produits alimentaires européens doivent apporter la preuve de leurs allégations en matière de santé.

La diminution des nouveaux cas de tuberculose est davantage due aux améliorations économiques qu’aux programmes de lutte.

Les revenus tirés de la taxation du tabac peuvent avoir un effet dissuasif sur la participation aux activités de lutte antitabac en République de Corée.

Appel à l’éducation pour un usage sans risque de la paraffine pour les appareils de cuisson en Afrique du Sud.
* Comment les services d’accouchement sont adaptés pour les femmes indigènes au Pérou.

Au Ghana, l’élimination de la dracunculose est proche.

Gérer le double usage de la recherche scientifique.

La table des matières du Bulletin se trouve sur : http://www.who.int/bulletin/volumes/87/9/fr/index.html

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Dr Ulrike Fillinger

Entomologiste en santé publique,

Disease Control & Vector Biology Unit

London School of Hygiene and Tropical Medicine

Londres, Royaume-Uni

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Courriel : Ulrike.Fillinger@lshtm.ac.uk