Les Malgaches se mettent à l’Internet

La semaine dernière, l’Ebit 2 000, quatrième édition du Salon de la Technologie de l’Information et la Communication, a attiré les foules malgaches à Antananarivo.

En cinq jours de salon, plus de 30 000 personnes se sont pressées à l’Ebit 2 000, la quatrième édition du Salon de la Technologie de l’Information et la Communication, à Antananarivo. Un chiffre qui ne trompe pas : les organisateurs avaient prévu 21 000 visiteurs, et ils peuvent donc être rassurés. Le succès a été total.

Les Malgaches semblent donc être branchés nouvelles technologies.  » Même si cela démarre timidement  » explique Jean-Martial Jarison, journaliste au quotidien Midi Madagasikara.  » Mais depuis deux ans, l’intérêt ici est grandissant pour Internet. Tout le monde y croit.  » Le gros problème reste l’argent :  » Les prix sont encore trop prohibitifs. Même si l’on veut acquérir du matériel de seconde main, cela reste hors de prix pour la plupart des Malgaches. Seuls les gens aisés ont accès à ces nouvelles technologies  » insiste Jean-Martial.

Le développement des cybercafés dans les rues de la capitale est un bon indicateur de l’intérêt que porte la population de Madagascar à l’informatique et à Internet.  » Certains ont pignon sur rue, d’autres sont plus difficiles à trouver, mais tout ça se développe  » assure le journaliste. Les organisateurs de l’Ebit 2 000 – la Synergy Communication et l’Association malgache Event – ont donc profité de cet événement pour montrer au public les dernières innovations techniques.

Curieux en tous genres

Des hommes d’affaires, mais aussi des étudiants et des scolaires déplacés par classe entière sont venus flâner dans les allées du salon. Jean-Martial n’a pu aller voir de lui-même, mais son jeune fils, encore ébloui par sa visite, lui a dressé un tableau enthousiaste de la manifestation.  » J’étais fasciné. Et tout le monde ici est fasciné par les possibilités de ces technologies. Il paraît qu’il existe une machine qui permet de publier 120 exemplaires d’un journal à la minute.  » A l’heure du numérique tout semble permis pourvu qu’on ait l’argent, car cette  » machine  » coûte quelques 76 millions de FMG (13,3 millions d’euros).