Les larmes du soleil, au-delà de la fiction

L'affiche du film

Un film à voir ? Je vous suggère Les larmes du soleil. Un film d’action inspiré par les guerres de clans qui écument l’Afrique. Les larmes du soleil, c’est aussi un moment d’émotion, un hymne à la vie.

Les larmes du soleil, dernière œuvre d’Antoine Fuqua (réalisateur de Trainning day) vaut bien le détour. Cette production hollywoodienne qui fait des innombrables coups de force en Afrique sa trame de fond, est bien plus qu’une simple éloge à la puissante armée des Etats-Unis. Loin, très loin de la logique triomphale des Navy Seals Ndlr (Forces américaines), l’histoire du film s’inscrit comme une véritable aventure humaine.

Au lendemain d’un coup d’Etat au Nigeria, des Navy Seals sous la houlette du lieutenant Waters, interprété magistralement par Bruce Willis, doivent secourir le Docteur Lena Kendrik ( Monica Bellucci ), en charge de 70 réfugiés dont elle ne veut se séparer. Parmi eux, Arthur Azuka, seul survivant de la famille présidentielle. Témoins du désarroi de la population et de la cruauté des exactions des rebelles, Waters et ses hommes désobéissent. Ils veulent bien rapatrier Lena, mais aussi sauver la vie des réfugiés…

Des larmes qui en valent le coup…

D’entrée, des images d’archives, bien amenées plantent le décor. Une dose de réalisme qui rapproche du reportage de guerre. En se démarquant du postulat « de l’action pour l’action » Antoine Fuqua dans ce film, prend le spectateur à témoin. Une savante association d’images fortes et par moment allusives sert de vecteur à cette aventure, qui même si on en devine le dénouement heureux, reste captivante.

Les sentiments que l’on peut lire sur les visages, la valeur de l’engagement et des combats à mener ne sont plus qu’un simple jeu d’acteur. Authentique et volontairement porté sur les émotions, ce film est une invitation. Ces cris de désolation, « ces larmes du soleil », prennent à la gorge et en appellent à la solidarité des sentiments. Epoustouflant, émouvant, les 120 minutes de ce film ont eu raison de mon paquet de kleenex[[<**>Mouchoirs en papier]]. Des larmes qui en valent le coup, des larmes solidaires de ces populations qui souffrent le martyre.

Couler une larme, c’est déjà comprendre. Etre indigné face à ces horreurs, c’est encore prendre conscience de la gravité de la situation… Et puis vient la poignée de minutes de soulagement, la frontière camerounaise est atteinte. Arthur Azouka est sauf et avec lui l’espoir d’une renaissance.