Les horodateurs débarquent à Tanger

La ville de Tanger, au Maroc, installe ses premiers horodateurs. Le système, effectif dans un mois, vise à gérer le stationnement dans le centre urbain et à améliorer les ressources de la commune.

Deux dirhams pour une heure de stationnement, quatre pour deux heures, c’est le prix dont les automobilistes de Tanger (Maroc) devront désormais s’acquitter pour garer leur véhicule dans les grandes artères de la ville. Après Casablanca, Rabat, Fès et Nador, les horodateurs ont fait un nouvel émule. En cours d’installation, le parc ne comprend pour l’instant que 150 appareils. Il vise à mieux réglementer le stationnement et a améliorer les ressources de la commune.

Jusqu’alors, le système reposait sur des bases non officielles. Contre quelques pièces, des gardiens de voiture aidaient les automobilistes à stationner. Une activité empirique et institutionnalisée, mais qui échappait à tout contrôle de la part des autorités. Les horodateurs s’inscrivent donc dans une nouvelle volonté de gérer la question.

Importante source de revenus

 » Le stationnement n’est pas organisé « . Pour le secrétaire général de la commune urbaine de Tanger, il s’agit de mieux structurer la circulation. Et de faire d’une pierre deux coups : le parc d’horodateurs pourra générer une nouvelle manne financière pour la commune.

 » Tout est géré par une société privée « , explique le secrétaire général. En contrepartie, Tanger Parc verse à la commune une redevance annuelle de 12 500 dirhams par appareils (8 300 FF), plus un pourcentage des recettes après un certain plafond et 5% des éventuels contrats pubs. Le cahier des charges autorise la publicité commerciale sur les horodateurs ou sur leurs tickets.

Les avantages pour la ville ne s’arrêtent pas là.  » Nous visons à améliorer la rotation de stationnement devant les boutiques « . Les horodateurs s’inscrivent donc comme un élément positif pour le commerce local. Les usagers ne seront peut être pas du même avis, et témoins de ce premier essaimage, ils pourraient voir d’un bien mauvais oeil une future floraison de parcmètres qui rançonneraient leurs bourses.