Les Etats-Unis condamnent l’agression contre le Premier ministre libyen

Les Etats-Unis ont condamné lundi l’attaque contre le Premier ministre libyen par intérim, Abdallah al-Theni, qui a annoncé sa démission.

Washington a condamné lundi l’attaque contre le chef par intérim du gouvernement libyen, Abdallah al-Theni. « Au moment où la Libye a le plus besoin de consensus politique pour faire progresser sa transition démocratique, l’extorsion par l’attaque physique ne doit pas entraver le processus de dialogue pacifique », a indiqué la porte-parole du Département d’Etat américain, Jennifer Psaki, dans un communiqué.

Abdallah al-Theni a présenté sa démission dimanche suite à cette « attaque traître », selon ses mots, alors qu’il était en compagnie de sa famille. Il avait été chargé, le 8 avril, par le Congrès général national (CGN), de former un nouveau cabinet. Il a cependant indiqué qu’il continuerait à gérer les affaires courantes du pays jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

« Les menaces de violence à l’encontre du Premier ministre ou d’autres personnes sont inadmissibles et nous les condamnons dans les termes les plus vifs », a ajouté Mme Psaki, exhortant tous les Libyens à « travailler ensemble pour trouver une base commune afin d’assurer la sécurité et la bonne gouvernance » pour la transition.

Une nomination controversée

La nomination d’Abdallah al-Theni au poste de Premier ministre avait été qualifiée d’ « illégale » par des députés, car elle avait été adoptée par seulement 42 voix sur 76 députés présents, alors que le CNG compte 200 membres. Les députés islamistes ont été accusés d’avoir mené un « coup de force » et d’avoir profité de l’ « absence de la majorité des membres pour les mettre devant le fait accompli ».

« Je n’accepte pas que les Libyens s’entretuent à cause de ce poste » de premier ministre, a expliqué Abdallah Al-Theni lors de sa démission. Le désormais ex-Premier ministre, Abdallah Al-Theni, avait pris la succession d’Ali Zeidan, démis de ses fonctions le 11 mars dernier avant qu’il ne prenne la fuite vers l’Allemagne car il craignait pour sa sécurité.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011, la Libye est en proie à une lutte de pouvoir entre différents groupes d’intérêts.