Les enfants Sud-Africains ont un nouveau joujou élétronique pour apprendre les langues

Openspell est un jeu électronique qui permet d’apprendre les onze langues officielles d’Afrique du Sud en épelant les mots les plus courants. Le logiciel, ludique et pédagogique, est destiné aux enfants des régions défavorisées en matière d’éducation.

Apprendre à dire ou à écrire, en les épelant, les mots les plus usités des onze langues officielles sud-africaines. C’est le concept d’un nouveau jeu électronique disponible en Afrique du Sud. Il est l’oeuvre des chercheurs de l’Institut Mereka du CSIR (Council for Scientific and Industrial Research) de Prétoria qui ont mis au point, testé avant de le commercialiser. Le principe de ce logiciel libre, nommé « OpenSpell » est simple. Il suffit de reproduire en parlant ou d’écrire grâce à un clavier des mots épelés et enregistrés vocalement dans les langues proposées : ndedele, afrikaans, sepedi, swati, zulu, xhosa, setswana, Sesotho, tshivenda, xitsonga et anglais . La version sud-africaine d’OpenSpell est téléchargeable gratuitement. Une déclinaison en wolof (langue du Sénégal), en français et en arabe existe également.

Pour l’éducation des enfants défavorisés

C’est une linguiste américaine, le Dr Madeleine Plauché, qui a eu l’idée de concevoir ce jeu. Avec la collaboration de professeurs et éducateurs de dix écoles primaires de la province du Gauteng, une liste de mots parmi les plus utilisés dans chacune des onze langues officielles d’Afrique du Sud a été établie. Chacun des mots a ensuite été enregistré et énoncé lettre par lettre par l’équipe du CSIR. L’élève tape simplement sur le clavier les sons qu’il entend pour constituer des mots. Trois niveaux de difficulté sont disponibles : débutant, intermédiaire et expert. Le joueur est récompensé ou pénalisé en fonction de ses résultats.

L’avantage du logiciel, spécialement conçu pour les enfants des pays en voie de développement, est qu’il est adaptable à n’importe quelle langue et facilement modifiable. Le clavier a été développé de façon à permettre d’éditer et d’enregistrer des sons quels qu’ils soient. « N’importe qui peut utiliser le logiciel, l’adapter à une langue ou un dialecte », explique Madeleine Plauché. « OpenSpell » est une nouvelle opportunité pour les professeurs qui peuvent donc adapter un outil pédégogique aux besoins spécifiques de leurs élèves.