Les dirigeants africains saluent l’accord signé au Zimbabwe

Les dirigeants africains ayant assisté, lundi, à la signature de l’accord de partage du pouvoir entre le gouvernement et l’opposition au Zimbabwe ont salué cette initiative, et exprimé l’espoir que ceci mette fin à la longue lutte pour le pouvoir dans ce pays d’Afrique australe.

Le président Robert Mugabe a signé l’accord, facilité par le président sud-africain, Thabo Mbeki, pour partager le pouvoir avec son principal opposant dans un gouvernement d’unité nationale. En vertu de cet accord, M. Mugabe conservera la présidence, et le chef de file de l’opposition, Morgan Tsvangirai, occupera les fonctions de Premier ministre.

Cet accord met fin à une longue querelle entre les deux camps autour des résultats des deux tours de l’élection présidentielle organisés en mars et en juin, et qui avaient poussé le pays au bord du chaos politique et économique.

Le président en exercice de l’Union africaine et président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, a déclaré que cet accord marquait « une aube nouvelle » pour le Zimbabwe, avant d’exprimer l’espoir que les deux parties respecteront ses dispositions. « Aujourd’hui est un jour historique pour le Zimbabwe. C’est l’aube d’une nouvelle ère. Un nouveau régime a été inauguré », s’est-il réjoui.

« Vous avez placé l’intérêt national au dessus des vôtres. Nous vous remercions d’avoir agi dans l’intérêt supérieur de votre pays. Vous avez rendu l’Afrique fière. Vous avez prouvé que ceux qui doutaient ont eu tort, vous avez prouvé que vos détracteurs ont eu tort », a-t- il ajouté.

Pour Kikwete, l’avenir de ce pays, particulièrement celui de son peuple, semble aujourd’hui radieux grâce à la formation d’un gouvernement d’unité nationale. « Grâce à cet accord, le peuple peut regarder son avenir avec espoir », a-t-il poursuivi.

Le roi du Swaziland, King Mswati, qui est le président en exercice d’un important organe régional chargé de la sécurité, a, pour sa part, félicité les leaders du Zimbabwe pour cet accord, et a invité la communauté des bailleurs de fonds à aider le pays à faire face à la crise économique en cours.

« Le peuple du Zimbabwe continue de souffrir et doit être aidé sans tarder », a-t-il lancé. Il a particulièrement plaidé en faveur de la levée des sanctions que les pays occidentaux ont imposé au Zimbabwe pour protester contre les atteintes présumées aux droits de l’homme.

D’après le roi Mswati, la signature de cet accord montre que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) avait des mécanismes efficaces de traitement des situations de conflit dans la région.

« Ceci prouve à tout le monde que les structures de la SADC sont efficaces. Cet accord témoigne des capacités de la SADC à régler les problèmes en interne », a-t-il conclu.