Les derniers instants de Nelson Mandela racontés par Winnie

« Je suis montée à l’étage où les médecins se tenaient debout autour de lui. Ils m’ont dit de m’approcher de lui (…). J’ai constaté qu’il respirait vraiment lentement. Je le tenais pour essayer d’évaluer sa température, et il était froid (…). Winnie Mandela raconte ainsi les derniers instants de son ex-mari, Nelson Mandela, lors d’une interview accordée à a chaîne de télévision britannique ITV.

Winnie Mandela a raconté les derniers instants de son ex-époux, Nelson Mandela, lors d’une interview accordée à la chaîne britannique ITV. D’après son témoignage, le premier Président noir d’Afrique du Sud n’a pas souffert jusqu’à son dernier souffle.

Dans la matinée du jeudi 5 décembre, à Johannesburg, Winnie Mandela a reçu un coup de fil du docteur de l’ancien Président. « Le médecin a dit : « Je pense que vous devriez venir ». Il n’avait jamais utilisé ces mots auparavant. J’ai alors su qu’il y avait un problème grave ». Une fois arrivée sur les lieux, j’ai pu sentir qu’on était peut-être au bout du chemin. (…) Je suis montée à l’étage où les médecins se tenaient debout autour de lui. Ils m’ont dit de m’approcher de lui. J’ai constaté qu’il respirait vraiment lentement. Je le tenais pour essayer d’évaluer sa température, et il était froid. Il a alors rendu son dernier soupir et s’est reposé (…). Il était parti (…). Les médecins nous ont toujours assuré qu’il ne souffrait pas, il avait assez de médicaments, donc on ne savait jamais exactement quand il souffrait », a raconté Winnie Mandela qui est sûre que Mandela a « rempli sa mission. Il a tout abandonné pour sa nation. (…) Même s’il avait 95 ans et qu’il en beaucoup fait, il y avait encore tant à faire ».

Revenant sur les obsèques de Nelson Mandela, Winnie confie que « dans la tradition africaine, on n’expose pas les défunts. C’est très dur pour la famille de le partager après l’avoir partagé de son vivant avec le monde entier et le pays tout entier. Il n’appartient pas à la famille, il appartient encore au monde entier et nous devons le partager (…).