Les contrats chinois signés avec la RDC font la une des journaux

Les contrats entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la Chine constituent ont été largement commenté dans la presse kinoise, cette semaine.

Le quotidien « Le Potentiel », proche de l’opposition titre : « Contrat chinois à la RDC, l’UE campe sur le respect des règles du jeu ». Le journal note que les réticences de l’Union européenne (UE) ne semblent pas avoir changé d’un iota quant au prêt que des investisseurs chinois ont accordé au gouvernement de la RDC pour financer l’exécution des 5 chantiers du président Joseph Kabila. S’ils admettent qu' »il y a de la place pour tout le monde », ils n’ont pas manqué de renouveler leur préoccupation majeure.

« La seule condition que nous avons voulu est que tous ceux qui interviennent le fassent en bonne relation avec le pays souverain. Que chaque intervenant, chaque bailleur, le fasse dans le respect des lois et des règlements », ont fait savoir les Européens cités par le journal.

Quant au « Phare », un autre quotidien de Kinshasa, également proche de l’opposition, qui a publié en intégralité les Accords avec la Chine, il écrit à la Une : « Pour la première fois, ils sont révélés dans leur intégralité à l’opinion, les Contrats chinois, ce matin (vendredi), le gouvernement s’explique devant les députés ».

Le journal qui relève que ce dossier défraye la chronique dans la rue comme dans les chancelleries occidentales, se contente de rappeler que c’est ce vendredi matin que la représentation nationale devrait être éclairée sur les clauses de la Convention de collaboration signée entre la RDC et le Groupement d’entreprises chinoises, accord mieux identifié sous l’appellation de « contrats chinois ».

Commentant le même événement, « L’Avenir », favorable au président Joseph Kabila tire la sonnette d’alarme : « J. Kabila en danger pour avoir signé avec les Chinois la construction des routes en RDC ».

Pour les Belges, « l’orgueil de Kabila pose problème » en ajoutant que c’est « un orgueil qui précèderait la chute », écrit le journal qui croit savoir ce que fulminent les Belges : « On peut espérer que cette chute ne se fera plus attendre ».

Comment un chef de l’Etat élu, qui a un mandat précis, peut-il chuter au milieu du mandat parce qu’un pays étranger ne serait pas d’accord avec lui ? se demande « L’Avenir ».

Le journal justifie l' »orgueil de Kabila » que Karel De Gutcht (ministre belge des Affaires étrangères) appelle « corruption et mal gouvernance du gouvernement congolais », en s’interrogeant : « Y’a-t-il encore quelque chose à attendre du Congo chinois » ?.

Pour que le Congo soit chinois aujourd’hui, au point de provoquer la colère de Bruxelles, c’est que les Belges pensaient jusque hier que nous étions toujours en « Congo belge », relève le quotidien kinois.