Les conditions des mères et des enfants sont déplorables au Tchad et au Niger


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L’organisation indépendante d’aide à l’enfance « Save the Children » a rendu public mercredi son 9ème rapport-classement annuel sur la situation des mères dans le monde, dont les derniers rangs sont attribués au Tchad et au Niger, « où les conditions pour les mères et les enfants sont déplorables ».

Le rapport de « Save the Chidren », intitulé « State of the World’s Mothers Report », a comparé la situation des mères et de leurs enfants dans 146 pays du monde. Alors que les pays nordiques (la Suède en tête) se placent au premier rang des pays où la situation des mères est la meilleure, les pays de l’Afrique subsaharienne dominent les derniers rangs.

L’étude a commenté des indicateurs se rapportant essentiellement à la santé des mères et des enfants, à la scolarité et à leur situation économique.

« Au Niger, dernier de la liste, les femmes ont en moyenne moins de trois ans de scolarité et les filles nées aujourd’hui n’ont qu’une espérance de vie de 45 ans. Seulement 4 % des Nigériennes utilisent des moyens de contraception modernes et un enfant nigérien sur quatre n’atteint pas l’âge de cinq ans », déplore le rapport.

Le tableau reste le même dans les autres pays de l’Afrique subsaharienne classés parmi les dix derniers (Ethiopie, Mali, Djibouti, Erythrée, Guinée-Bissau, Angola, Sierra Leone, Tchad), où « une mère sur 21 y meure à la grossesse, plus d’un enfant sur six décèdent avant cinq ans, un enfant sur trois souffre de malnutrition et trois filles pour quatre garçons fréquentent l’école primaire ».

« Le bien-être d’une mère est lié au bien-être de ses enfants », soutient dans le rapport le président-directeur général de Save the Children, Charles MacCormack, qui plaide pour la fin des disparités d’accès aux services de santé des mères et des enfants dans le monde.

« Dans les nations riches, où les mères ont accès à des soins de santé de base, l’accouchement est un événement heureux. Mais dans les pays pauvres, où l’accès aux soins de santé est réduit ou inexistant, l’accouchement est souvent un événement tragique. Toutes les femmes dans les dix pires pays sont susceptibles d’être confrontées à la perte insupportable d’un enfant au cours de leur vie », a-t-il déploré.

Pour réduire ces disparités et améliorer les conditions de vie des mères et des enfants défavorisés, le responsable de « Save the Children » appelle à un soutien des pays développés aux plus pauvres, en vue d’investir davantage dans l’éducation des mères, dans la création d’activités leur permettant de gagner leur vie et dans les soins de santé de base pour les mères et leurs enfants.

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