Les basketteurs centrafricains se volatilisent

Neuf joueurs de l’équipe centrafricaine de basket ont profité d’une escale technique à Paris pour se volatiliser. Revenant du Maroc, les basketteurs entendent tenter leur chance en Ile-de-France. Récit.

Cherchent clubs parisiens.  » Ils vont tenter leur chance dans des clubs français « . Le président de la Fédération centrafricaine de basket, le colonel Gaston Gambor, comprend très bien le désir des neuf joueurs centrafricains qui ont profité d’une escale technique à Paris pour se volatiliser. Au micro de RFI, il explique que ces joueurs  » sont comme tous les athlètes « . En clair, le désir des basketteurs d’essayer de faire carrière en Europe est légitime.

Revenant du Maroc où ils participaient à la Coupe d’Afrique des nations, avec des résultats très décevants, les Centrafricains, joueurs et encadrement, ont atterri à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, en France, pour prendre une correspondance pour Bangui. Depuis, la République Centrafricaine est orpheline d’une équipe nationale de basket.

Evaporation mystérieuse

En plus des joueurs, l’entraîneur, Jean-Robert Madozin, et son adjoint se sont aussi évaporés. Le cas du président de la Fédération, le colonel Gaston Gambor, est plus mystérieux. Selon son entourage, il n’aurait pas caché son intention de ne pas rentrer dans son pays. Il a déclaré à RFI qu’il était en mission. Après Paris, il doit se rendre  » aux Etats-Unis pour une autre mission « . Pour l’instant, il est le seul représentant officiel à défendre les joueurs candidats à l’exil.

 » Ils (les joueurs, ndlr) avaient des contacts sur Paris et dans la région parisienne. Ils sont restés. Je crois que ceux qui auront la chance d’être retenus par des clubs français ne laisseront pas passer l’opportunité « , a affirmé le colonel. Mieux :  » Ce sera à l’honneur de la République Centrafricaine d’avoir des joueurs à l’extérieur qui pourront évoluer dans des conditions de haute compétition. Au moment venu, le pays pourra les solliciter « . Le président de la Fédération ne veut pas fermer à ces joueurs la porte de la sélection nationale.

Les athlètes africains disparaissent de plus en plus fréquemment dans les pays d’accueil lors des compétitions internationales. Durant les Championnats du monde d’athlétisme à Edmonton, plus d’une centaine d’entre-eux ont demandé l’asile politique au Canada.