Les abattoirs de Casablanca font peau neuve

Les Nouveaux abattoirs de Casablanca ont ouvert leurs portes le 17 mai dernier. L’établissement, géré par une entreprise espagnole, aura coûté plus de 74 millions d’euros et répond aux dernières normes d’hygiène. Il attend pour bientôt un agrément européen à l’exportation.

La ville de Casablanca a inauguré ses nouveaux abattoirs le 17 mai dernier. Les Nouveaux abattoirs de Casablanca, installés dans la commune de Sidi Othman, auront coûté plus de 773 millions de dirhams (74 millions d’euros). Très rigoureux quant aux normes d’hygiène, ils devraient bientôt décrocher un agrément européen à l’exportation.

Les nouveaux lieux d’abattage sont l’aboutissement d’un projet de deux ans pour remplacer les anciens abattoirs de la ville qui dataient de 1919.  » Nous travaillons à la machine (les abattages étaient jadis effectués à la main, ndlr) et nous veillons à respecter un haut niveau sanitaire « , explique-t-on à la direction des Nouveaux abattoirs dont la gestion a été confiée pour cinq ans, suite à un appel d’offre, au groupe privé espagnol Vizcanio-Dejar Gypisa Maroc.

Controverse sur les prix

Si l’établissement affiche une capacité maximale de 150 ovins et de 300 ovins/heure, il ne tourne aujourd’hui qu’à 600 bovins et 1 000 ovins par jour.  » Mais l’offre reste toutefois supérieure à la demande et il nous reste chaque jour des bêtes au frigo « , assure la direction.

Avec la récente flambée des prix de la viande au kilo –  » jusqu’à 67 dirhams contre 50 dirhams avec les anciens abattoirs « , se désolent les professionnels du secteur – les Nouveaux abattoirs sont rapidement montrés du doigt.  » La fixation des prix ne dépend pas de nous, précisent les dirigeants, mais des chevillards (les propriétaires des bêtes, ndlr). Nous ne produisons que le service de sacrifice, de l’abattage jusqu’au lieu d’expédition. Quant à la fameuse taxe d’abattage, passée de 2,5 à 5,5 dirhams par kg, c’est uniquement l’affaire de la commune qui a la tutelle des installations « .