Législatives en Egypte : le taux de participation estimé à 15%

Le taux de participation du premier tour des élections législatives en Egypte est estimé à 15%.

La participation au premier jour des élections législatives en Egypte s’est élevée à 15 ou 16%, a affirmé, ce lundi, le Premier ministre Chérif Ismaïl. Reporté à plusieurs reprises, le scrutin se déroule en deux temps. Il a débuté les 18 et 19 octobre puis se tiendra de nouveau les 22 et 23 novembre. Face au taux de participation très faible, comme c’est souvent le cas en Egypte, le Premier ministre a tenté de rassurer, affirmant s’attendre à de meilleurs chiffres, ce lundi, les fonctionnaires ayant obtenu une demi-journée de congé pour aller voter, rapporte l’Agence de presse officielle Mena.

Dans la presse, ce taux de participation très faible a été très commenté. « Une élection sans électeurs », titre en Une le quotidien économique Al Mal. « Des élections sans files d’attente », renchérit le journal Al Chorouk. Même le quotidien pro-gouvernemental Al Ahram souligne l’absence des jeunes électeurs dans les bureaux de vote. Il faut dire que depuis juin 2012, l’Egypte se trouve sans Parlement, lorsque la justice avait prononcé la dissolution de l’Assemblée démocratiquement élue et dominée par les Frères musulmans.

La confrérie des Frères musulmans, d’où est issu le Président déchu Mohamed Morsi, est aujourd’hui considérée comme une organisation terroriste en Egypte. Les partisans des Frères musulmans subissent une grande répression par le pouvoir en place. Ils ont été interdit de manifestation, les autorités jugeant qu’ils menaçaient la sécurité publique.

Depuis la destitution de Mohamed Morsi, le 3 juillet, par l’actuel Président Abdel Fattah al Sissi, l’Egypte doit faire face à une montée de l’insécurité. De nombreux groupes armés, qui affirment agir en représailles à la chute de Mohamed Morsi, commettent régulièrement des attentats dans le pays, notamment contre les forces de sécurité. De nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme affirment que le régime du Président al-Sissi est pire que celui de Hosni Moubarak.