Le viol collectif de la jeune Zouhoura enflamme le Tchad

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce lundi à N’Djamena pour protester contre le viol par cinq hommes de la jeune Zouhoura.

L’affaire a fait l’effet d’une bombe au Tchad à tel point que le Président Idriss Deby n’a pas eu le choix que de sortir de son mutisme. Une jeune fille du nom de Zouhoura à été enlevée ce week-end et violée par cinq jeunes hommes. Les bourreaux de la victime seraient issus de familles d’officiers supérieurs. Hormis le viol, ce qui a particulièrement choqué l’opinion publique tchadienne, c’est que quelques heures après les faits, les auteurs présumés ont posté en ligne une vidéo montrant la victime en larmes.

Bien que la vidéo ait été retirée, elle n’a pas calmé la colère de l’opinion publique tchadienne. La preuve est que ce lundi des centaines de manifestations sont descendus dans les rues de N’Djamena pour protester contre le viol de la jeune fille.

La plupart des protestataires étaient de jeunes camarades de lycée de la jeune fille et d’autres jeunes qui se sont rassemblés devant le domicile de la victime pour marcher en direction du palais de justice, réclamant réparation pour Zouhoura. La lutte s’est aussi poursuivie sur les réseaux sociaux, où l’affaire a largement été relayée.

Une affaire qui agite fortement le Tchad obligeant le Président Idriss Deby à intervenir. « C’est en père de famille scandalisé que je réagis à cet acte barbare, ignoble et innommable, a déclaré le chef de l’État dans un communiqué publié sur le compte Facebook de la Présidence. Je condamne fermement cet acte et rassure toutes les filles, toutes les mères, tous les jeunes, bref tous les Tchadiens que justice sera rendue et que plus jamais cela ne se répétera. Je comprends vos peines, je les partage avec vous », a-t-il ajouté.

Pour rappel, la question du viol est encore très taboue au Tchad, qui est une société très conservatrice. Cette affaire n’en restera sans doute pas là…