Le village de l’i-communauté

Les villageois sud-africains de Mogalakwena vivent depuis un an au rythme de l’i-communauté Hewlett Packard. Ce programme leur permet de se familiariser avec l’informatique. Un acquis précieux qui pourrait permettre le développement économique de la municipalité.

Mogalakwena est accroc à l’informatique. Après Kuppam (Inde), la municipalité sud-africaine (province de Limpopo, nord) est la deuxième ville du monde à profiter des avantages de l’i-communauté Hewlett Packard. Les habitants reçoivent des cours adaptés à leurs besoins dans les écoles ou bâtiments municipaux qui participent au projet. Pour toucher un public large, les leçons sont dispensées en anglais, en afrikaans et en sotho.

L’i-communauté du géant informatique américain a vu le jour en septembre 2002 avec le concours du gouvernement. L’initiative pilote, qui doit s’étaler sur trois ans, est née l’an dernier à la suite du Sommet mondial sur le développement durable (WSSD). L’objectif du projet est de faciliter la maîtrise des nouvelles technologies pour les populations reculées, mais surtout d’améliorer leur quotidien en informatisant la machine sociale : des systèmes éducatif et sanitaire aux plans d’épargne, en passant par la création d’emplois. Une idée qui a séduit.

Métissage informatique

Plus de 1 000 personnes, tous âges confondus, se sont rendues cette année dans les Points d’accès de la communauté. Le brassage social y est frappant. Des conseillers municipaux, des guérisseurs traditionnels, des étudiants ou des habitants tout simplement curieux d’apprendre se sont engouffrés dans la brèche informatique. Les utilisateurs semblent très satisfaits des services proposés. Tant et si bien que les responsables ont été submergés de demandes d’inscription les premiers mois. Une situation que les organisateurs ont apparemment bien gérée. Des témoignages recueillis par Hewlett Packard rapportent que de jeunes élèves apprécient l’indépendance que génère cet apprentissage.

La municipalité de Mogalakwena espère aussi profiter des retombées fructueuses de l’i-communauté. Elle souhaite s’ériger en modèle d’organisation auprès des autres villes. Mieux, elle envisage de diversifier ses activités économiques dans les domaines de l’agriculture, de l’éco-tourisme ou encore de l’exploitation minière.