Le tourisme sud-africain rit comme une baleine

Les bancs de cétacés qui croisent au large du Cap de Bonne-Espérance ont provoqué la venue de 240 000 touristes étrangers en 1999. Retour sur un phénomène qui dope le tourisme sud-africain.

C’est une fièvre de baleine qui s’empare des touristes étrangers visitant l’Afrique du Sud. Selon le bureau d’étude spécialisé dans le tourisme, Grant Thomton Kessel Feinstein, les grands mammifères qui croisent depuis des temps immémoriaux au large du Cap de Bonne-Espérance, constitueraient la septième source de devises touristiques du pays.

Au plus fort de la saison des baleines, de mai à octobre, les touristes étrangers débarquant en Afrique du Sud sont plus nombreux à saluer les cétacés qu’à visiter le célebrissime parc national Kruger. Mieux : des statistiques officielles, reprises par le journal économique, Cape Business News, affirment que 45% des quelques 1, 5 millions de touristes étrangers ayant visité l’Afrique du Sud en 1999, sont venus à la saison basse. En plein hiver austral : la saison des baleines. D’autres chiffres viennent confirmer cette tendance : sur les 670 000 visiteurs de cette période de l’année, 240 000 seraient venus expressément pour observer les cétacés.

Impact positif sur le marché publicitaire

Selon la directrice du Cape business, Lee-Anne Bac, citée par le même journal,  » le marché de l’observation des baleines est en train de décoller en Afrique du Sud. Il pourrait  » booster  » le secteur publicitaire à travers les programmes de télévision et les couvertures internet de nos baleines qui augmentent de façon impressionnante « .

Les mêmes statistiques affirment que 75% des amateurs de cétacés n’avaient jamais mis les pied en Afrique du Sud. La baleine s’avère donc un promoteur de destination providentiel.

Selon le bulletin mensuel du tourisme sud-africain, publié par l’ambassade d’Afrique du Sud, l’éco-tourisme a contribué pour 16 milliards de rands (15, 221 milliards de FF) au chiffre d’affaires global du secteur. Selon les premiers éléments statistiques en possession de l’organisme, les résultats de l’an 2000 devraient annoncer un chiffre d’affaires deux fois plus important.