Le Tonnerre de Yaoundé pénalisé par les arbitres

Malgré une exceptionnelle mobilisation à Yaoundé, le Tonnerre Kalara club (TKC) n’a pu remonter les 4 buts encaissés à Alger face à la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). L’équipe du président Antoine Essomba Eyenga a juste sauvé l’honneur, en emportant le match retour sur le score étriqué d’un but à zéro. Retour sur la déconvenue de la formation camerounaise.

Président-directeur général du TKC de Yaoundé, Antoine Essomba Eyenga n’est pas homme à avoir la langue dans la poche. De passage à Paris, il revient, parfois passionnément, sur les faits et les résultats des deux matchs de la finale de la Coupe de la Caf. Il parle aussi de l’avenir de son club. Rencontre.

Afrik : Peut-on savoir l’objet de votre présence en ce moment dans la capitale française ?

Antoine Essomba Eyenga : Je suis à Paris en ce moment pour deux choses. La première est strictement personnelle. Je dois rencontrer mon médecin pour un contrôle médical. La seconde est professionnelle. Le TKC est en pourparlers avec un club de football français et un autre belge. Je viens pour relancer les contacts et peut-être sceller des accords de partenariat.

Afrik : Votre équipe vient de disputer et de perdre, 4 buts à 1, la finale de la Coupe d’Afrique de la Caf face à la JSK. Les Algériens étaient-ils trop forts pour le TKC ?

Antoine Essomba Eyenga : La JSK est une bonne équipe, sans plus. Je ne vais pas jouer au mauvais perdant mais l’opinion publique doit savoir que les arbitres du match aller (rencontre perdue 4 buts à 0 par le TKC, ndlr) étaient mauvais et le public algérois désagréable. Le Tonnerre n’a pas pu s’échauffer avant la rencontre qui a eu lieu au Stade du 5 juillet car 200 à 300 supporters de la JSK étaient présents sur l’aire de jeu. Ils ne voulaient pas nous céder le terrain. Malgré nos protestations auprès des arbitres, rien n’a été fait pour qu’ils évacuent l’espace de jeu à temps. Résultat : nous avons pris un but dès la première minute de jeu. Mes joueurs n’étaient pas du tout chauds.

Afrik : Et à Yaoundé, que s’est-il passé ?

Antoine Essomba Eyenga : A Yaoundé, nous avons été handicapés par notre propre terrain. La pelouse du Stade Ahmadou Ahidjo était impraticable. Elle ressemblait à un champ de patates. Je dois avouer aussi à notre charge que beaucoup de nos joueurs et de nos encadreurs techniques n’ont pas pris l’exacte mesure de l’événement. C’était notre première finale de Coupe de la Caf et le travail fourni lors de la préparation m’a paru artisanal et peu rigoureux.

Afrik : Est-ce qu’il y a eu des sanctions après cette finale manquée ?

Antoine Essomba Eyenga : Non. J’ai juste procédé à un réajustement de l’encadrement technique. J’ai nommé un nouvel entraîneur, le Suisse Raoul Savoy. C’est un technicien compétent et rigoureux.

Afrik : Quelle sera la configuration du TKC la saison prochaine ?

Antoine Essomba Eyenga : Nous allons continuer ce que nous avons entrepris, c’est-à-dire miser sur la jeunesse et la qualité. Raoul Savoy est en train de faire ses courses pour la saison 2002-2003. L’effectif du club sera enrichi de la présence de Boubakary Kariré (ex-joueur du Racing et de Coton sport), Boya, le capitaine de l’équipe junior de Coton sport, Sosso, l’avant centre de Kumbo Strickers, du gardien de Caïman de Douala, qui vient d’être sacré meilleur gardien de buts du tournoi interpoules.

Afrik : Un mot sur la dernière saison de football au Cameroun ?

Antoine Essomba Eyenga : Elle n’était pas du tout décevante. Elle a sacré une équipe : le Canon de Yaoundé. Je lui souhaite bonne chance en Ligue des champions de la Caf. Autrement, j’ai été déçu par l’attitude de nos arbitres. Ils sont de moins en moins performants sur le plan sportif et de plus en plus corrompus. Ils nous ont pénalisé tout au long de la saison.