Le Therastim : médicament exterminateur de VIH

Une lumière vient peut être d’apparaître dans la nuit des sidéens et des séropositifs du monde. Mais dès sa sortie, ce remède provoque déjà une vive controverse. Beaucoup de questions restent en suspens.

Le docteur Zegbeh N’Guessam Désiré, professeur à l’université de Cocody en Côte d’Ivoire, a mis au point le  » Therastim « , médicament censé guérir du SIDA en à peine 10 jours. C’est aussi un remède supposé pouvoir lutter contre le paludisme.

 » Les résultats ont été validés par deux laboratoires français, les laboratoires Fournier et l’hôpital Bichat « , a affirmé le professeur Yapo Etienne, doyen de l’Unité de Formation et de Recherche (UFR) des sciences pharmaceutiques et biologiques de l’Université d’Abidjan. Les laboratoires Fournier ont démenti catégoriquement cette information. Ils utilisent eux même des sous-traitants pour valider leurs tests. L’hôpital Bichat, pour sa part, reste muet tout comme le principal intéressé, le docteur Zegbeh, qui a refusé de répondre à nos questions.

Ce démenti, d’après le professeur Yapo, est dû au fait que les laboratoires Fournier et l’hôpital Bichat n’ont eu qu’une partie des analyses et qu’ils ne peuvent donc pas se prononcer sur le médicament lui même.

Sauveur ou charlatan

Ces différents démentis et ces silences jettent un froid certain sur l’enthousiasme qu’une telle découverte devrait normalement susciter dans un pays si touchée par le SIDA. Trois à cinq instituteurs meurent chaque semaine en Cote d’Ivoire. Près de 4 millions de personnes meurent chaque année de SIDA en Afrique.

On peut dès lors se poser des questions sur le sérieux de cette annonce et sur l’existence de ce remède miracle. Au pays des griots et sur le continent des marabouts, espérons que ce médicament n’est pas une histoire à dormir debout.