Le syndicat de Suspect 95 reconnu au plan international

La Côte d’Ivoire est douée quand il s’agit de buzz. Et le dernier en date, c’est le syndicat de l’artiste ivoirien Suspect 95, un mouvement virtuel qui a dépassé les frontières ivoiriennes et fait beaucoup d’adhérents parmi les hommes dans la sous-région. Et la renommée de ce mouvement devient internationale avec sa présentation sur l’édition Afrique matin de Radio France Internationale (RFI) ce mercredi 23 décembre 2020. Focus sur ce mouvement qui prend de l’ampleur.

Suspect 95 et le « Syndicat », quel lien ?

Auteur de nombreux tubes dont la chanson à succès « Enfant de boss, c’est boss », Suspect 95, le protégé de Bebi Philipe, ne rate aucune occasion de livrer son combat aux côtés des hommes en s’en prenant aux jeunes filles opportunistes d’Abidjan en particulier et de la sous-région en général.

Il est d’ailleurs particulièrement reconnu pour sa plume critique à l’égard des filles « paresseuses » ; critique très apprécié des hommes. Et il n’en faut d’ailleurs pas plus à notre rappeur ivoirien pour qu’il soit plébiscité Patron du mouvement des hommes contre les filles.

Ce rôle, Suspect l’a pris très à cœur comme en témoigne la loi qu’il a voté lui-même et qui va dans le sens de la défense des intérêts des hommes. Cette loi qui stipule que le transport retour pour les filles après une visite chez leur petit ami est désormais de 2 000 F CFA. Dans le communiqué qu’il a signé à Abidjan le 9 octobre 2020, on peut lire :

« Suite à de nombreux cas cités à la dernière réunion, une nouvelle loi s’impose. Il s’agit de la loi du transport. Article 33 : le transport s’élève à 2000 francs rond, uniquement si elle n’habite pas la même commune que toi. Dans le cas contraire, si tu es conscient que son transport est de moins de 2000 francs, tu payes le transport main en main avec le chauffeur et tu empoches ta monnaie ».

Très rapidement, le communiqué a été salué par les membres du syndicat. Et certains ne manquent pas d’ailleurs de lui envoyer les preuves du paiement de 2 000 F CFA comme coût du transport à leurs copines.

Le mouvement du syndicat abordé sur RFI, une reconnaissance internationale ?

L’histoire du syndicat a déjà dépassé les frontières de l’Afrique de l’Ouest. En effet, plus tôt ce mercredi 23 décembre 2020, Radio France Internationale (RFI) en faisait mention dans son édition Afrique matin. La présentation du syndicat sur RFI est perçue par certains hommes comme une reconnaissance internationale de leur décision et du mouvement.

Au-delà du buzz et de la rigolade, un problème sociétal soulevé par le mouvement

Partout en Afrique de l’Ouest, s’il y a une chose sur laquelle tout le monde s’accorde, c’est que ce phénomène soulève l’un des problèmes sociétaux actuels de l’Afrique : l’homme doit-il prendre en charge la fille avec qui il entretient une relation ?

Au-delà du buzz qu’engendre ce mouvement, c’est un message fort que les jeunes hommes essaient de véhiculer : celui de ne pas être obligés de prendre en charge leur copine avec qui ils sont en relation afin d’économiser et d’entreprendre plus tard dans un monde où il devient difficile pour eux de joindre les deux bouts.