Le sucre mauricien flambe

Le sucre devrait rapporter 9 milliards de roupies à l’Ile Maurice, soit 1,5 milliards de plus que l’année dernière. Cette hausse des recettes s’explique par une bonne production et par la remontée de l’euro face au dollar.

Le syndicat des sucres mise sur une recette de 9 milliards de roupies (1 euro= 27 roupies) pour l’année en cours. La tonne de sucre cette année se vend à 12 650 roupies (Rs), soit 1 000 Rs de plus que l’an passé. Au Syndicat, on explique que cette performance est due à la bonne tenue de l’euro face au dollar. Après les attentats du 11 septembre, la monnaie européenne a gagné plusieurs, s’échangeant à 91 cents. Maurice exporte l’essentiel de son sucre, 510 000 tonnes, sur l’Union européenne sous le Protocole sucre. Cet accord garantit un prix 523,70 euros (Rs 14 140) la tonne.

Opération hedging

 » L’accord (SPS) engage Maurice à fournir 37 500 tonnes de sucre de plus au marché européen. Ce quota vient d’être révisé à la baisse par rapport à son seuil initial qui tournait autour de 80 000 tonnes. Il est appelé à disparaître d’ici la fin de la décennie. Le prix obtenu sous l’accord SPS vient d’être majoré à 497 euros (Rs 13 600) « , explique Michel Hardy, directeur du Syndicat des sucres, à l’Express.

Le Syndicat a pris les devants en s’assurant pouvoir vendre sa production au cours actuel même si les prix connaissent une chute grâce à une opération de hedging.  » Le principe du hedging engage le vendeur et l’acquéreur à se mettre d’accord bien en avance sur le taux de change qui gouvernera les transactions entre eux. Le Syndicat des sucres a opté pour une parité euro-dollar de 90 à 91 US cents. Le hedging relève de la spéculation, car le taux de change peut évoluer au-delà du seuil agréé. Dans ce cas, le vendeur aura à casquer des pertes de revenus « , explique l’Express.

Maurice exporte également 12 000 tonnes de sucre sur le marché américain et 8 000 tonnes de sucres spéciaux sur le marché mondial.